vendredi 27 février 2009

6. Danser sur la table.




 
Je suis désolée pour les photos faites par un amateur, et pour ma maladresse à scanner la luminosité, grandeur etc...
Ceci se passe au restaurant La Camargue à Aigues Mortes, à l'époque du groupe de Rey (Jean-Pierre Cargol-l'enfant-sauvage) il y à quelques temps....Je pense en 1994 Lol! On ne voit que Rico (Michel) et un autre sur les photos alors que les gitans étaient 4 ou 5 à jouer, mais enfin... Sur la première photo, j'étais crispée (mais ne le montrais pas) car un client du restaurant avait voulu monter sur la table et il était bien...gai...l'alcool aidant.. Mais il n'y est pas resté longtemps! Je dansais souvent avec une certaine Sophie ici en photo. Je me rend compte que la table n'était pas si large que cela (on le voit sur la première et la deuxième aux pieds de Sophie). Dans mes souvenirs, elle me paraissait plus grande, c'est bien la preuve que nous étions très à l'aise toutes les deux, nous nous croisions, se déhanchions sans dommage etc...! J'aimais cela et on peut le voir sur mon visage, j'étais heureuse! J'avais promis de poser ces photos donc je les pose pour le FUN même si elles ne sont pas terribles!Je n'ai pas mieux...
Celle qui relevait le défi de danser sur la table avait droit à une coupe de champagne offerte par la patronne.. On m'en doit deux (je n'ai pas oublié)! Mais heureusement.. Car sinon, aurais-je pu danser ?
Ce n'était pas prévu, c'était improvisé et c'est pour cela que je n'ai pas le costume "gitan" mais c'est pas grave!
Ce sont des souvenirs amusants et agréables! J'étais en pleine forme à l'époque : Je ne montais pas sur la table, je BONDISSAIS sur la table en balançant mes chaussures.

Il y à peu de rumbas dansées à part de très rares (des bibres de rumba) et celles de Fuegogitana. Là il n'y avait pas de caméra sinon on aurait été filmées!
On peut agrandir les photos en cliquant dessus.

Puisqu'on parle des gitans, on passe d'une époque à l'autre, on va et vient de la rumba au flamenco, et on retrouve la dans orientale qui sera toujours là (d'autant plus que je viens d'avoir un choc artistique d'une vidéo que je poserais plus tard)!
Vidéo de danse sur table : Danse orientale!
Danse Orientale sur table
envoyé par in-touchable alors que le monde entier à visionnée cette vidéo depuis des mois sur internet, et qu'elle était amusante! C'est comme ça, dommage.

Retour au flamenco : Il y avait eu un grand évenement à Arles l'année dernière dont j'avais parlé, je pose la vidéo!






JOSE REYES /INAUGURATION DE LA PLACE.
envoyé par nicobbgipsy

Et il n'y à pas que les femmes qui dansent!
Ici, mon ex prof de flamenco, Paco el Lobo dont j'ai déjà beaucoup parlé, après avoir chanté va se mettre à danser!
Ca me fait énormement plaisir de le voir danser !




A l'époque j'étais en plein dans la danse classique, mais une fois par semaine et durant 3 ans et demi, j'ai fait aussi de la danse africaine.
Là, j'y ai rencontré Meriam, une des élèves au cours de Mossé donc.

Comme elle donnait des cours de danse orientale, j'en ai fait un peu (1 an).
A l'époque, je n'étais pas passionnée de danse orientale comme maintenant...
Je reparlerais de cette époque où j'ai vécu avec Meriam, un cas elle aussi, des choses super dingues!

Je termine donc ce billet par une vidéo (non.. ce n'est pas encore celle du "choc artistique" suspens...) que j'aime énormement, et par un petit jeu. Sur cette vidéo, j'ai l'impression de voir Meriam danser au son du djembé de Mossé!
Imaginez une femme encore dix fois plus belle que cette jolie danseuse et vous verrez Meriam!




SUITE : http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.com/2009/03/1-danser-sur-la-table-suite.html

mardi 17 février 2009

4. Viva la rumba!

Ce n'est pas tous les jours que l'on voit des vidéos de rumbas dansées par des gitanes, ça manque, je ne le dirais jamais assez!
D'ailleurs, beaucoup de gens le pensent...

On ne voit pas assez longtemps la femme gitane qui danse dans la première, mais c'est toujours ça! En plein dans l'ambiance!





Dans cette deuxième, Manitas accompagne la petite gitane, elle danse très bien!





Mesdames les gitanes s'il vous plait! Faites vous filmer entrain de danser des rumbas entières! Avec des belles robes et tout et tout!

J'en profite :

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Alaxis!
Et pour ton anniversaire, quelques fleurs originales...

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O Tahiti E Heiva I Tahiti 1997 #5
envoyé par teriimataha



A suivre...

vendredi 13 février 2009

3. Message d'Isabelle du 12 février.

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bonjour...ma petite mère "grippée" ! il faut te reposer et il faut que les personnes qui demandent des nouvelles de leurs "disparus" sachent qu’il y a beaucoup de réponses dans les premiers messages ... et que tu ne peux porter tout le poids du monde !! la vie est de plus en plus difficile .... nous en sommes conscients !! des perturbations de tous ordres agitent le monde ... et votre tâche est lourde ! mais restez confiants .... et n’anticipez pas ! vivez le moment présent avec intensité ! accrochez-vous à tout ce qui est positif (il y en a !!) et refusez tout ce négatif qu’on cherche à vous imposer .... les médias en particulier !! vous ne pouvez plus dire que vous êtes "ignorants" ! ne le regrettez pas ! car l’ignorance est comme un voile qui fait oublier à l’homme sa nature véritable ! "c’est comme un mirage qui attire l’esprit vers ce qui nuit à lui-même et à autrui !" vous savez aussi qu’il n’y a pas de "bien" et de "mal" en soi ! ... il y a des actes et des pensées qui conduisent à la souffrance ... et d’autres au bonheur ! essayez de garder paix et sérénité .. .et ne vous culpabilisez pas si vous avez des moments de "fléchissement" de "baisse" !!! ils sont passagers et parfois même nécessaires pour "aller plus loin !" sachez encore une fois que nous vous entourons de tout notre amour ... de toute notre vigilance ... de toutes nos forces !!! (ce message a été interrompu ... mais tu sais bien,maman,que ce n’est pas grave !!) essayez de garder votre paix intérieure !essayez de maîtriser vos pensées (négatives !) avant qu’elles n’envahissent votre esprit ... tout comme il faut éteindre un feu dès les premières flammes ... même si la souffrance (quelle qu’elle soit !) ne cesse de surgir ... la seule manière d’y remédier ... est la transformation des individus !!! et cela fera "boule de neige" !! que celà soit !! nos tant aimés !!
haut les coeurs !


car vouloir agir sur le monde sans s’être transformé soi-même ... ne peut mener ni à un bonheur durable ... ni à un bonheur profond ! "si un prisonnier veut libérer ses compagnons d’infortune ..... il faut d’abord qu’il brise ses propres chaînes !!" (à méditer ?)
le 12 février 2009


Pour le bien et le mal c'est bien ce que j'écrivais dans :
http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.com/2008/03/dimanche-de-pques.html
Mais parfois on se décourage, je me décourage... On peut voir tout en noir, Isabelle a bien raison de dire qu'il faut répéter et encore répéter!

Elle dit aussi dans ce message : " il faut te reposer et il faut que les personnes qui demandent des nouvelles de leurs "disparus" sachent qu’il y a beaucoup de réponses dans les premiers messages "
Il y à des gens qui ont perdu leur enfant et qui sont courageux, je trouve! Ici je pose une vidéo d'un illustre inconnu qui a pourtant touché bien des coeurs!
Son père (allez voir les vidéos) en à fait beaucoup avec les compositions de son fils, et c'est très beau!
Benjamin n'était peut-être pas gitan, mais..Il en à l'air sur ces images avec son bronzage...Lol!
Pas moyen de joindre vincenzododo ce soir...Alors, je pose...
Car Isabelle serait bien d'accord si je pense que c'est l'absence d'amour qui produit le mal et que l'important c'est d'aimer....?


"L'important c'est d'aimer" de Pascal Obispo, chanté et joué par mon fils Benjamin et Greg. Une vidéo photo souvenir en hommage à mon fils Benjamin, musicien, chanteur et compositeur qui nous a quitté le 23 juin 2006 à l'âge de 26 ans. Une création vidéo d'eli1964france de wat.tv " écrit son père vincenzododo

mercredi 11 février 2009

2. 11 Février : Première apparition à Lourdes.

Aujourd'hui ce blog à un an!

Effectivement je l'avais créé le 11 février 2008.
J'aime tant Bernadette! Voilà...
Le 11 février 1858 à eut lieu la première apparition de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous à Lourdes à la grotte de Massabielle dite "grotte aux cochons".

Bernadette a dit : "J'ai vu une très jeune fille, habillée de blanc, avec un chapelet, un voile et une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied"

Bernadette insiste sur le fait que cette jeune fille qu'elle surnommait un temps "Aquero" en patois, car elle ne savait pas au début de qui il s'agissait était très jolie."Aquero" veut dire "ça".

Si bien que toutes les représentations de la Vierge (images, statue) décevront Bernadette. Et que le Père Brune pourra écrire dans "La Vierge du Mexique" (seul portrait de la Vierge laissé par elle-même), que l'appartion de Lourdes à côté semble "bien terne". Bien sûr! Car les reproductions sont faites par des mains humaines!
Ternes, mais pas pour Bernadette qui un jour dira en soupirant devant toutes ces images ou la statue faite pour la grotte : "Oh! Bonne Mère! Comme on vous défigure!"


Personnellement je n'ai jamais trouvée belle ou jolie la statue de la Vierge dans la grotte de Lourdes! 'Ce qui ne m'empêche pas d'être émue lorsque j'y vais (rarement, c'est loin alors que je fais aller-retour souvent à Nevers)
A part peut-être celle, toujours à Lourdes, de "La Vierge couronnée" ci-contre, en face de la Basilique.
Mais bon...

Bernadette à eut 18 apparitions de la Sainte Vierge et l'église pendant longtemps n'en à reconnu que 17, plus maintenant (c'est pas grave, on ne va pas "chipoter" pour une..) Moi, je crois Bernadette!

Bernadette ne nous a livré que quelques patoles essentielles de la Sainte Vierge, car elle à eut des entretiens secrets avec elle, dit-elle par honneteté. Je vois des gens sur internet vouloir chercher, connaître la teneur des ces entretiens : Cela me choque un peu, de toutes façons ils ne trouveront rien. C'est la démarche d'esprit qui me gène...


Comme le disait Bernadette : "Ces paroles ne concernent que moi, ne sont ni d'Eglise ni d'Etat".
Pourquoi vouloir connaître ce qui est personnel à Bernadette, elle avait bien le droit d'avoir des "mots" privés, secrets de la part de Vierge.

Les paroles révélées de la Sainte Vierge, écrite (quand elle a su écrire) par Bernadette, en patois et traduites sont celles-ci

- "Voulez-vous me faire le plaisir de venir pendant quinze jours ?"
- " Vous irez dire aux prêtres de faire bâtir une chapelle "
- " Allez boire à la fontaine et vous y laver "
- " Vous prierez Dieu pour les pécheurs "
" " Je suis l'Immaculée Conception "
- " Allez manger de cette herbe que vous trouverez là "
- " je ne vous promets pas de vous faire heureuse en ce monde, mais dans l'autre "


Une vidéo sur les première apparitions, extrait de "Bernadette" un film remarquable!


Bernadette soubirou 2sur6
envoyé par nicocatho



Après ces apparitions, Bernadette partira définitivement à Nevers au couvent Saint Gidard et prendra le voile en tant que Soeur de la Charité sous le nom de Soeur Marie Bernard.
Elle mourra dans sa trente sixième année, le mercredi de Pâques 16 avril 1879 à 15 heure (heure présumée de la mort du Christ).
Après trois exhumations de son corps (On peut se procurer le rapport détaillé des ces exhumations à Saint Gildard), on retrouve Bernadette intacte à chaque fois et on l'expose au public définitivement.



J'en ai parlé précédemment : Lors de la dernière toilette à Bernadette (pour enlever humidité, moisissures sur vêtements) un produit caustique noircit le visage et les mains, d'où la fine couche de cire, c'est tout. Sinon il n’y à aucun embaumement.




La Sainte Vierge est la mère du Christ, l'ambassadrice de Dieu, son porte parole si on veut. Allons directement au Christ avec ce beau cantique gitan :




cantique baule & same hosanna
envoyé par cantiques

A lire :

"Bernadette Soubirous" Anne Bernet Ed Perin

"Lourdes, récit authentique des appartions" René Laurentin Ed Lethielleux (très important)

Précedents liens sur Bernadette :
http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.com/2008/02/bernadette.html
http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.com/2008/08/1-trois-apparitions-mariales-et-un.html

samedi 7 février 2009

1. Le " credo " de Simon Wiesenthal

L’autre soir je relisais quelques passages du livre de Simon Wiesenthal et au moment de le refermer, quelque chose me dit de relire un passage que je connaissais déjà. Mais j’ai souvent découvert qu’en relisant des livres, on redécouvre certains chapitres comme s'ils étaient nouveaux .
Ce texte très court et qui se lit d'une traite, est comme un flot de lumière d'amour et de solidarité.
L e titre " credo " est de moi. Le titre initial est Juifs et tziganes.


J’ai redécouvert « Juifs et Tsiganes » et cette plaidoirie, car s'en est une, est si simple et si importante que j’ai voulu la poser ici, comme une réponse.
Je n’ai pas pu scanner, aussi l’ais-je recopié entièrement sur mon PC et voici!
Je suis sûre maintenant que si l’on demandait à Simon Wiesenthal ce qu’il pense de cette reconnaissance du génocide tsigane il répondrait : « Oui, mais alors, à quand une date ? Sinon, mon texte est toujours d’actualité ! »
En relisant ce texte j’ai pleuré, oui, j’ai pleuré, tant il est émouvant!...
Et encore je n’ai pas lu « Les assassins sont parmi nous ».

Je pensais au site "Notre Route" et à tous les tsiganes qui luttent pour une date de commémoration de leur génocide...


Juifs et Tsiganes.


" Si certains Polonais ont oublié qu’ils se sont trouvés avec les juifs dans les camps d’extermination du III e Reich, bien des juifs ont oublié, quand à eux, qu’ils sont les survivants d’une catastrophe qui s’est abattue avec la même violence sur un autre peuple, contre lequel ils éprouvent aujourd’hui encore bien des préjugés : les Tsiganes.
Le monde entier est au courant de l’assassinat de six millions de juifs, le monde entier évoque la tragédie du peuple juif – mais qui parle de la tragédie des Tsiganes, qui sait qu’un demi-million de Tsiganes sans doute ont péri dans les camps d’extermination ?
Et les nazis en auraient gazé six millions si les Tsiganes avaient été aussi nombreux.

Car les Tsiganes, dans leur malheur, ne furent guère mieux lotis que les juifs.
Les lois raciales de Nuremberg s’appliquaient également aux deux communautés. Les relations sexuelles avec les Tsiganes étaient considérées comme « une infamie raciale », les mariages mixtes entre Tsiganes et non-Tsiganes étaient interdits. Depuis 1936, il existait, parallèlement aux services qui enregistraient les juifs, un service spécial chargé de recenser les Tsiganes. En 1938, Himmler se fonda sur ces documents pour promulguer son « décret sur les Tsiganes », qui prévoyait que tous les Tsiganes vivant sur le territoire du Reich allemand (c’est-à-dire également en Autriche) devaient être refoulés vers l’est.
Avec pour objectif final l’extermination.
En accord avec Alois Brunner, le Hauptsturmfürer Rolf Günther, l’adjoint d’Eichmann, a ajouté un wagon de Tsiganes à tous les convois de juifs expédiés vers l’est. Une convention avait été passée entre le chef du service de police criminelle du Reich, Nebe, et Adolf Eichmann, afin que la question tsigane fut réglée par un Hauptsturmfürer du nom de Braune, au même rythme que la question juive.
Les convois de Tsiganes expédiés à l’est s’arrêtaient au début dans des ghettos (Varsovie, Lublin ou Kielce). Plus tard, on créa à Auschwitz un camp spécial pour les Tsiganes. Mengele y pratiqua sur des enfants tsiganes, essentiellement des jumeaux, les mêmes expériences atroces que sur les enfants juifs. Et Ella Lingens, qui vivait dans le camps de femmes d’Auschwitz-Birkenau, à proximité immédiate du camp tsigane, se rappelle que les Tsiganes étaient conduits aux chambres à gaz exactement comme les juifs, bloc après bloc.
C’est presque tout ce que nous savons de leur destin. Nous ignorons presque tout de la manière dont ils furent arrêtés ; nous n’avons presque aucune trace de leurs tragédies individuelles.
Dans l’Allemagne fédérale d’après-guerre, les documents nationaux-socialistes qui concernaient le « jugement racial » des Tsiganes et qui servirent de fondement à leur déportation furent administrés par le professeur Sophie Ehrhardt de l’université de Tübingen, qui avait participé à leur élaboration en 1942. (Après de multiples interventions de ma part, j’ai finit par obtenir, en 1981, que ces documents soient transférés à Coblence, aux Archives fédérales).
Après la guerre, personne n’a cherché à consigner systématiquement les témoignages de Tsiganes survivants. La rare littérature existante est incomplète, et n’est presque jamais le fait des Tsiganes eux-mêmes, mais généralement de codétenus juifs ou d’historiens.
Quand à moi, je n’ai commencé à m’intéresser de plus près à la tragédie des Tsiganes qu’au début des années soixante dix. Je m’étais trouvé avec des Tsiganes dans différents camps et je savais donc ce qui leur était arrivé ; mais, évidement, au début, le sort de mon propre peuple me tenait plus à cœur. Ce n’est que plus tard que j’ai commencé à recueillir délibérément les documents du IIIe Reich concernant les Tsiganes. Ainsi, je mis la main un jour sur toute une liasse de papiers datés de 1938, qui traitaient de la question de recensement et de l’enregistrement des Tsiganes. En 1965, alors que la prescription était imminente, j’ai envoyé au « Service central d’enquête sur les crimes nationaux-socialistes » de Ludwigsburg tout ce que je possédais sur la question et, la même année, on m’informa qu’à Berlin, on préparait une procédure contre les membres de l’Office central de la sécurité du Reich. Dans Les assassins sont parmi nous, j’ai évoqué le destin des Tsiganes, et plusieurs grands journaux, dont le New York Times, reproduisirent mes documents. En Hollande, mon ami le professeur Ben Sijes lança un projet de recherches.
Cependant, la tragédie des Tsiganes n’a jamais été véritablement assimilée par la conscience humaine.
Cela tient en grande partie aux préjugés et au rejet dont ces hommes à peau sombre, venus de l’Europe depuis les profondeurs de l’Inde, ont toujours été l’objet, avant comme après la guerre. Les services d’administration et de police, notamment en Allemagne fédérale, continuaient à y voir des « voleurs de poules » et c’est à peine si on ne trouvait pas normal qu’Hitler les ait enfermés. Contrairement aux juifs, on ne les considérait pas comme des victimes de persécution raciales, mais comme une variété spéciale d’ »asociaux », que le IIIe Reich avait interné dans des camps de concentration au lieu de les enfermer dans des maisons de correction.
Et partant de ce point de vue, on a commencé par refuser aux Tsiganes toute identité. Il a fallu des années pour que certains d’entre eux, au moins, se voient accorder le même statut que les autres victimes, et beaucoup n’en ont jamais profité.
En effet la plupart des Tsiganes ignoraient leurs droits légaux. Ils n’avaient pas d’organisation susceptible de les informer de ces droits ou de les aider à les faire valoir, malgré les tracasseries administratives. On assista que très tard à la fondation d’une association de Sinté (ou manouches) et des Roms (les deux principales souches tsiganes concernées) qui organisa même des congrès nationaux – mais généralement, la presse ne leur consacra que de rares articles.
En juin 1981, la section allemande de la « Société pour les peuples menacés » a participé à l’organisation du IIIè Congrès mondial des Sinté et des Rom à Göttingen, où se rassemblèrent trois cent délégués, venus de tente pays. Mme Miriam Novitch, du kibboutz des combattants du ghetto, en Israël , a présenté à cette occasion une documentation de vingt cinq pages sur la tragédie des Tsiganes, et j’ai moi-même fait un exposé sur les suites juridiques de ce génocide. Je m’étais occupé à cette fin des documents sur toutes les procédures judiciaires d’Autriche et d’Allemagne liées à la persécution des Tsiganes, et j’avais enquêté sur l’issue de ces procès.
Les résultats étaient bien minces.
Beaucoup de procédures ne distinguaient pas l’assassinat des Sinté et des Rom de celle des juifs, et traitaient en quelque sorte ces deux phénomènes en bloc. Lorsque les procédures spéciales avaient été engagées, on manquait généralement de témoins, si bien que beaucoup de procès s’achevèrent par un non-lieu. Pendant plusieurs dizaine d’années, aucune organisation ne s’était chargée de rassembler et de consigner ces dépositions.
Il faut malheureusement reconnaître que nous n’avons pas, nous les juifs, et même les rescapés juifs de l’holocauste, témoigné aux Tsiganes la compréhension et la sympathie que ces frères de souffrance méritaient. Il est tout à fait caractéristique que personne ne se soit soucié de verser des « réparations » aux Tsiganes ; ajoutons qu’ils furent même désavantagés lorsqu’il existait des possibilités légales de leur attribuer quelque chose. C’est ainsi que l’Autriche avait créé un important fond, alimenté par les « biens vacants ». C’étaient des biens que personne n’avait revendiqués après la guerre, mais qui avaient de toute évidence été volés, et qui pouvaient donc légitimement profiter aux persécutés.
Ella Lingens m’a raconté qu’elle avait lutté en vain pour obtenir qu’une partie de ces fonds soient versés aux Tsiganes.
Mais la plupart des fonctionnaires des communautés juives partirent du principe que ces confiscations n’avaient touché que des biens juifs – les Tsiganes ne possédaient rien, c’était bien connu.
En valeurs absolues, ce n’est peut-être pas loin de la vérité. Toutefois pour un Tsigane, la roulotte qu’il avait perdue était sûrement aussi précieuse et vitale que son magasin confisqué l’était pour un commerçant juif.
Mais les Tsiganes restaient des êtres humains de deuxième catégorie.
Dans les discours prononcés dans les camps de concentration ou à l’occasion de cérémonies commémoratives, ils furent passés sous silence pendant plusieurs dizaines d’années ; ensuite, on leir consacra quelques phrases.
En 1085, lorsque le Conseil central juif organisa en Allemagne une cérémonie commémorative à l’occasion de la libération du camp de Bergen-Belsen, le Conseil central des Sinté et des Rom demanda l’autorisation de prononcer une allocution : des membres de leur peuple étaient morts eux aussi dans les camps. Le Conseil central juif refusa. J’appelai Werner Nachmann, alors président du Conseil central (et qui s’est discrédité depuis à la suite d’un détournement de fonds destinés aux indemnisations), pour lui demander d’accorder au moins un bref temps de parole au représentant des Sinté et des Roms.
Il persista dans son refus.
Sachant que le chancelier Kohl devait prendre la parole à cette cérémonie, je lui ai téléphoné et lui ai demandé s’il lui serait possible d’évoquer la tragédie des Tsiganes dans son discours. Helmut Kohl l’a fait immédiatement, et d’une manière fort émouvante.

Il m’a été possible à plusieurs reprises d’aider les Sinté et les Rom sur un front secondaire au moins : un jour, un de leurs convois fut retenu à la frontière hollandaise et j’ai pu obtenir, grâce à un télégramme adressé à la reine Beatrix, qu’on les laisse poursuivre leur route ; une autre fois, au cours d’un procès où j’avais été appelé comme expert, j’ai pu contribuer à informer un tribunal d’Allemagne fédérale de la tragédie tsigane.
Au Centre Simon Wiesenthal de Los Angeles, nous avons déjà organisé une série de manifestations aussi bien à la mémoire des Tsiganes qu’à celle des Arméniens pour prouver par là notre solidarité avec toutes les victimes des génocides.
Mais il aurait été beaucoup plus important d’accorder aux Sinté et aux Rom une représentation politique. En 1979, les Etats-Unis ont fondé par exemple un « US-Holocaust Memorial Council », qui s’est donné pour but de mener les actions les plus diverses pour empêcher la tragédie des victimes du régime nazi de tomber dans l’oubli. Les membres de ce conseil étaient, outre des représentants juifs, des Polonais, des Russes, des Ukrainiens et d’autres encore – mais il n’y avait pas un seul Tsigane.
Tous les efforts de l’association internationale des Rom à cet égard furent vains.
Pour les aider, j’adressai une lettre circonstanciée au président du Comité, Elie Wiesel. Au bout de quelques mois, je reçu une réponse de son secrétaire qui m’informait que la nomination des membres dépendait du président Reagan. Le Comité international des Rom et la « Société pour les peuples menacés » adressèrent donc de longues lettres au président Reagan – qui aboutirent toutes sur le bureau d’Elie Wiesel. Je décidais donc de m’adresser une nouvelle fois à Wiesel, en lui suggérant de remplacer un des membres juifs du Memorial Council (ils étaient plus de trente) par un représentant des Tsiganes.
Cette lettre resta sans réponse.
Lorsque je publiai cette « correspondance » dans notre bulletin annuel – je jugeais en effet que l’attitude de l’Holocaust Memorial Council était injuste – je reçu une série de copies de lettres adressées à Wiesel par quantité d’autres gens pour soutenir la revendication des Tsiganes.
Le seul geste de l’Holocaust Memorial Council en faveur des Tsiganes fut une sorte de réunion commémorative, en septembre 1986.
Il fallu attendre qu’Elie Wiesel eût quitté la présidence, pour qu’on nous informa que le nouveau comité directeur acceptait l’entrée au conseil d’un représentant des Tsiganes, le professeur Hancock (qui représente aussi les Rom aux Nations unies).
Lorsque le pris Nobel de la pais fut attribué à Elie Wiesel en 1986, les organisations tsiganes avaient décidé de se rendre à Oslo pour manifester contre la remise de ce prix.
Cela me plaçait dans une situation fort déplaisante, on s’en doutera : tout le monde savait que j’étais liée d’amitié depuis de longues années avec les dirigeants des Sinté et des Rom, et il était très probable qu’Elie Wiesel m’imputerait la responsabilité de cette manifestation : Sans doute penserait-il que j’avais été blessé dans ma vanité parce qu’on l’avait préféré à moi pour le prix Nobel (car j’étais aussi candidat). J’eu donc une longue conversation téléphonique avec Romani Rose, le président de l’association tsigane en Allemagne, pour empêcher cette manifestation. J’obtins gain de cause, malgré des grincements de dents.
Je crois cependant que la déception de beaucoup de Sinté et de Rom devant l’attitude de ceux qui ont souffert avec eux sans les camps de concentration et qui les ignorent aujourd’hui est compréhensible et justifiée – et plus encore leur déception devant l’indifférence des juifs.
Nous avons tant d’expériences en commun : les Sinté et les Rom sont, comme nous, dispersés au milieu d’autres peuples, ils sont comme nous entourés de milliers de préjugés profondément enracinés, et comme nous, ils n’ont pas fini d’en souffrir.
Auschwitz est marqué au fer rouge dans leur histoire comme dans la notre.
Certaines interprétations modernes du concept de « nation » affirment que l’un de ses principaux critères est la « communauté de destin » : en ce sens, je me sens lié à tous les Tsiganes qui ont souffert à Auschwitz. " Simon Wiesenthal

Extrait de « Justice n’est pas vengeance » Ed du 13 février 1989 chez Robert Laffont


Liberez enfin l'amour!



Ce billet est la suite de :
http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.com/2009/01/9-lettre-ouverte-martin-gray-sur-les.html
http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.com/2009/01/8-lettre-ouverte-martin-gray-sur-les.html

et suite : http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.fr/2010/02/5-merci-tony-gatlif-pour-le-film.html

samedi 31 janvier 2009

9. Lettre ouverte à Martin Gray sur les oubliés de l'histoire. Deuxième partie

Bonjour Martin Gray,

Je vous retourne à mon tour mes meilleurs vœux de bonheur et de santé pour cette année 2009!

Votre lettre a profondément retenue mon attention et notamment deux phrases :

" Vos réflexions, idées et commentaires m'importent beaucoup "

et

" Comme vous le savez fort bien, des hommes de mon âge, survivants de l'holocauste, disparaissent chaque jour. Avec leur décès, ce sont des souvenirs qui s'effacent et leur histoire risque d'être perdue pour les générations futures. C'est là quelque chose que je ne peux supporter."

C'est pourquoi je vous réponds, vous fait part de mes reflexions. Même si je vous avais déjà un petit peu parlé de cela..

Vous avez pu relater, au nom de tous les vôtres, votre vie, suite à votre rencontre avec le grand écrivain Max Gallo qui au fil de votre récit, à magnifiquement rédigé ce best seller "Au nom de tous les miens" en 1971.

Puis ensuite en 1983, Monsieur Robert Enrico a réalisé le film "Au nom de tous les miens" que j'ai été voir et d'où je suis ressortie en pleurant!
Il y à également la version télévisée longue ( 8 ou 9 épisodes), que je possède…vu et revu.

C'est pourquoi je ne comprends pas votre deuxième phrase!
La mémoire de votre martyr et celui des vôtres, ne peux plus être perdue!
Mon Dieu Martin Gray qui pourrait oublier les deux chefs d'œuvres que sont le livre et le film retraçant votre vie, pierres à l'édifice du devoir de mémoire que vous avez si bien déjà su poser!
A quoi tient cette inquiétude ?
Vous SAVEZ que vous n’avez pas à l’avoir, cette inquiétude…. Et que vous soyez touché par l’attitude de votre fils c’est autre chose….C'est très émouvant de la part de votre fils de vouloir faire à nouveau un film sur votre vie!

« Au nom de tous les miens « est un best seller connu dans le monde entier et vendu à des millions d’exemplaires…

D’autres anciens déportés ont aussi écrit des livres afin de garder cette mémoire vivante, et combien d’autres films ont été fait !

Je pense notamment au livre de Rudolph VBRA, que j’ai là, dans ma bibliothèque, traduit de l’anglais « I cannot forgive » par « Je me suis évadé d’ Auschwitz», livre que j’ai recouvert, comme on protège un trésor !

Il m’a produit un tel effet par son réalisme, il est si poignant!
Il fait parti de ces livres si pathétiques et si bien écrit qu'il a même réussi à un moment du récit, à me faire vomir….
Puis au bout de quelques jours j’avais reprit ma lecture et terminé cette œuvre : Quel courage aussi à eut Rudolph Vrba !
Il est parti de ce monde maintenant mais à laissé ce témoignage irremplaçable !

Je conseille à tous ceux que cela interresse de lire ce témoignage.

« Rudolf Vrba, né sous le nom de Walter Rosenberg, (11 septembre 1924 à Topoľčany, Slovaquie - 27 mars 2006 à Vancouver, Canada) est un pharmacologue, est principalement connu pour son rapport sur le camp d'extermination et d'Auschwitz, dont il fut l'un des seuls qui soient parvenus à s'en évader. Son témoignage sur ce camp de la mort fut le premier à parvenir en Occident. Il écrivit d'ailleurs un livre sur le sujet, ayant pour titre original I Cannot Forgive. »
« En juin 1942. Affecté au Sonderkommando (service des biens confisqués) il devient secrétaire du Camp de la Quarantaine. Ou qu'il soit il note, enquête afin de nous rendre ce témoignage.
Le 14 avril 1944, Rudolf Vrba et Fred Wetzler s'évadent d'Auschwitz. Le 25 avril ils font un rapport sur les camps de concentration d'Auschwitz-Birkenau-Maïdanek. Ce rapport sera transmit au chef de la communauté Juive de Hongrie. Ce rapport ne fut jamais publié en France, et figurera dans les pièces d'accusation au procès des criminels de guerre nazis de Nuremberg. » Wikipedia et diverses sources.

Tous ceux qui ont pu laisser un témoignage, être reconnus par la société, l’histoire, tous ceux qui ont une date pour commémorer afin que le souvenir ne s’éteindre pas, tous ceux là ont fait leur devoir, ont rendu service à l’humanité, peuvent se recueillir et retrouver leur dignité !

Mais les autres ? Les oubliés ? Les gens du voyage ?

Je savais comme tout le monde, qu’en dehors de la Shoah, il y avait aussi eu quelques gitans, des homosexuels, des communistes et des résistants. Mais je ne me rendais pas compte de l'immensité de cette déportation tzigane, et beaucoup de gens ne le savent pas!

Si on me demande si on peut refaire l’histoire je répondrais : Oui !
Par le silence, l’indifférence et l’oubli….
Si on me demande si j’ai confiance en l’éducation Nationale et si l’on m’a bien enseignée, je répondrais : Non !
On m’a menti !
Par omission !

Parce-que pendant dix ans j’ai fréquenté un gitan d’Espagne, Tonio Moraito de Almeria qui venait de Malaga 6 mois par an aux Saintes Marie de la Mer, et qu’après son décès le destin m’a fait connaître l’Association Notre Route « Amaro Drom » (c’est lui qui avait conseillé à Véronique Labbe, la Présidente dite « Abuelita » de donner ce nom à l’association) en lien depuis le début de mon blog, j’ai prit connaissance de certaines vérités…
Que l’on m’ai menti, en vue de ce que j’ai découvert, j’en comprends les causes…

J’ai découvert avec stupéfaction qu’il y avait eu des camps d’internements/concentration en France, à peu près 56, dont Saliers dont parle Véronique Labbe, puisque c’est près de chez elle et qu’elle va aux commémorations…

Un petit récapitulatif n'est pas inutile...
Quelques notes prises sur son site et ailleurs.

Sur la persécution gitane (guitare et chant Canut Reyes):
De la discrimination à l’extermination :
En France, les Tsiganes ont été assignés à résidence dès le printemps 1940 en raison de la guerre.

« Le 06 avril 1940, avant même la demande d'Armistice, le gouvernement du maréchal PETAIN, a ordonné aux préfets de procéder aux rassemblements et à l'internement des Tziganes dans les camps appelés officiellement « camps de concentration » Abuelita-Notre Route
Même s’il y a eu aussi quelques déportations, les Tsiganes ont été « internés » à partir de novembre 1940. Ils supportaient des conditions de vie effroyables dans ces camps : Hygiène, nourriture, etc.. Certains mourraient, malgré la présence de la Croix Rouge qui ne faisait rien !
Ces mesures ont concerné environ 6 000 Tsiganes français, ceux porteurs du carnet anthropométrique institué par la police en 1912. Parce-que la discrimination avait commencée avant…
Mais de surcroit :
Ils furent oubliés, délaissés car même si la guerre se termine officiellement le 8 mai 1945, les derniers Tsiganes internés en France attendront cependant jusqu’en 1946 pour retrouver la liberté… N’est-ce pas ahurissant ?

Citation : « Dans 56 camps en France, 30 000 Tziganes français seront internés. Ces camps serviront de centre de regroupement pour l'extermination systématique. » Abuelita-Notre Route

Même s’il est dit ailleurs que la France est le seul pays occupé d'Europe de l'Ouest où "l'Auschwitz Erlass" du 16 décembre 1942 ordonnant la déportation des Tsiganes à Auschwitz ne fut pas appliqué : Les Tsiganes français que l'on a recensé à Auschwitz ont été arrêtés dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais qui dépendaient du commandement militaire de la Belgique, à l'automne 1943 et déportés le 15 janvier 1944 par le convoi Z en partance de Malines en Belgique.
l'Auschwitz Erlass :
Quelques mois après l’accession au pouvoir de Hitler, les municipalités allemandes ouvrirent, dès mars 1933, de leur propre initiative (les lois raciales de Nuremberg datent de 1935), des « zigeunerlager » , des camps tsiganes pour nomades et sédentaires. A partir de 1936, les Tsiganes tombent sous le coup des lois de Nuremberg. Certains sont stérilisés et, deux ans plus tard, débute leur transfert vers les camps de concentration, Dachau, Buchenwald, ou encore Lagenbach, en Autriche. Le chef de la SS, Himmler, a alors en charge le Service central du Reich pour la suppression de la nuisance tsigane. Le 16 décembre 1942 (dit « Décret d’Auschwitz »), le Reichsführer SS donne l’ordre de déporter les Tsiganes du Grand Reich (cela inclut le nord de la France ou encore la Belgique) vers le camp d’extermination, situé en Pologne.
Là dans les camps, toutes les femmes gitanes (Rroms) furent systématiquement stérilisées ainsi que les petites filles dès l’âge de six ans, pour ne pas que les gitans puissent se reproduire.
Puis en fin de compte tous envoyés dans les chambres à gaz (pour ceux qui n’étaient pas morts pendant les expériences médicales).

« Outre la France, les victimes tziganes furent déportées d'Allemagne, d'Autriche, de Tchécoslovaquie, de Hollande, de Roumanie, de Russie, Bulgarie, Grèce, Italie, Espagne.

Dans les camps d'AUSCHWITZ BIRKENAU, les tziganes étaient tatoués de la lettre Z et devaient porter sur leurs vêtements le triangle noir des a-sociaux. C'est à partir de là que le pool de médecins SS cités auparavant ainsi que le sinistre docteur Joseph MENGELE effectueront sur eux leurs infâmes recherches. A CHELMNO 18 000 tziganes furent assassinés.

Les tziganes polonais du ghetto de Varsovie furent gazés à TREBLINKA. Les spécialistes des recherches sur l'holocauste estiment à plus 100 000 le nombre des tziganes qui périrent dans le camp de SOBIBOR.

Aujourd'hui tous les historiens s'accordent à dire que la communauté tzigane a perdu plus de 500 000 des siens dans les camps de concentration. » Abuelita-Notre Route

En fait ce serait entre 500 000 et 750 000…

Mais ce qui est troublant, c’est que Monsieur Simon Wiesenthal dont j’ai un des livres (lu presque trois fois) « Justice n’est pas vengeance » qui traquait les criminels de guerre nazi à évoqué à plusieurs reprises un nombre de 2 millions de Rrom qui auraient péri dans ces camps….A peu près six mois avant sa mort. C’est troublant, et venant de lui, cela fait réflechir..

En témoigne la polémique qui à opposé, au sein de la communauté juive se demandant s’il fallait reconnaître officiellement l’holocauste tzigane, Elie Wiesel (Directeur dans les années 80 de l’Holocaust memorial Council) et Simon Wiesenthal qui souhaitait voir des représentants de la communauté Rrom au sein de cet organisme chargé de perpétuer la mémoire de la shoah.
Elie Wiesel refusa en disant "qu’il ne fallait pas dévaluer l’holocauste", ce à quoi Wiesenthal répondit avec subtilité "qu’il ne fallait pas dévaluer le nazisme".

Dévaluer l’holocauste en faisant venir des representants Rroms… ben voyons !

L’église n’a pas un beau rôle lors de la déportation, Rudolph Vrba en parle dans son livre d’ailleurs. Il avait envoyé des rapports au Vatican, rapports bien arrivés : Silence radio !

« Le pape Jean Paul II qui a demandé pardon au peuple juif au nom de l'église catholique n'a pas jugé utile d'associer notre communauté à ces manifestations de repentance, nous obligeant à émettre le voeu d'y être associé. C'est nous semble-t-il continuer à nous rejeter, nous considérer comme a-sociaux. La canonisation de Ceferino MALLA (EL PELE) n'y changera rien « Abuelita-Notre Route.

" Les persécutions nazies ont constitué le paroxysme des violences exercées de longue date contre le peuple tsigane, présent en Europe depuis le Moyen Age. Leur mobilité, leur mode de vie différent et leur culture ont engendré suspicion et discrimination à leur égard. Au fil des siècles, les Tsiganes ont été réduits en esclavage, en Roumanie notamment, stérilisés, spoliés…

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les gens du voyage ont également subi les politiques nationales mises en place en Europe. Il existait ainsi en Croatie un véritable camp d’extermination, Jasenovac, où étaient regroupés Tsiganes et juifs. Le nombre des victimes du génocide tsigane se situe, selon les estimations des historiens, entre 200 000 et 400 000 personnes." « A l’époque, cela représentait d’un tiers à la moitié de la population tsigane d’Europe », précise l’historienne Henriette Asséo.

" De fait, il est très difficile d’opérer un chiffrage précis car un nombre très important de Tsiganes ont d’abord été victimes d’une politique de liquidation sur place. « Celle-ci a été terrible en Pologne et en Serbie », appuie Henriette Asséo. 22 000 Roms, selon les informations actuellement disponibles, ont été exterminés à Auschwitz."

Là, ils y subirent aussi les folles expérimentations médicales du sinistre Mengele :

" Le 24 mai 1943, il devient l'officier médical du Camp des gitans, une partie de Birkenau. En août 1944, ce camp fut liquidé et tous ses prisonniers gazés. Mengele devint alors médecin-chef du camp de Birkenau. » . Wikipedia

Effectivement, dans l’enceinte d’Auschwitz-Birkenau, il existait un « camp tsigane » où avaient été regroupées les familles. Dans la nuit du 1er au 2 août 1944, ses 2 500 derniers survivants furent gazés puis brûlés dans les fours crématoires, à la suite vraisemblablement d’un ordre d’Himmler.
Auschwitz n’est pas le seul camp où des Tsiganes ont été exterminés.
Lors du Procès de Nuremberg : Il n'a jamais été question des Rroms!
Je ne vais pas faire un exposé sur un dossier aussi énorme que celui de la déportation des gens du voyage, mais je souhaitais que vous sachiez tout cela ainsi que ceux qui lisent.

Je recommande aux gens d'aller sur le site "Notre Route" en lien ici et de consulter le dossier "Holocauste"
Car c’est grâce à elle (Abuelita) que j’ai apprit ! Mais tardivement…Une chape de plomb de silence à trop longtemps occultée ma vision de la réalité !

Mais tôt ou tard, la vérité se dévoile...grâce à des personnes comme elle.. Mais que de travail, de lutte au niveau de l’information, des démarches administratives, des rencontres au niveau politique, jusqu’au Président de la République Monsieur Nicolas Sarkosy.

Une proposition de loi de reconnaissance de ce génocide a été crée par Monsieur Frédérique Dutoit ancien Député et soumise à l'Assemblée Nationale et au Senat.
Le 15 septembre 2009 : Notre Route vient de réouvrir ses portes en blog, lien disponible dans la liste

Un monument réalisé par un artiste israélien, prévu depuis 1992... va être érigé à Berlin, face au Reichstag.

" « En Juillet 1990 le parlement européen nous a fait une petite place en nous reconnaissant ethnie européenne. Nous pensons que reconnaître le génocide dont nous avons été victimes aurait été un geste oh! Combien plus significatif, comme l'a fait le gouvernement hongrois. Ce dernier a pris la décision de commémorer chaque année, à compter du 16 avril 2001, le souvenir des tziganes victimes de l'holocauste. De plus aux termes d'un décret du ministre de l'éducation, une leçon sera consacrée dans les écoles secondaires concernant ce chapitre lugubre de l'histoire. Nous trouvons que c'est une bonne chose car il est important pour vivre le présent et tenter de prévoir l'avenir, de bien connaître le passé. » Abuelita-Notre Route

Mais surtout :

"A QUAND LA RECONNAISSANCE DU GENOCIDE DES GENS DU VOYAGE LORS DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE" , au même titre qu’a été reconnue la SHOA, les Justes de France et le génocide Arménien (entres autres)"

Abuelita

" Si nous remercions aujourd'hui le fond de la lettre émanant de la Présidence de la République, ceci ne sous satisfait pas pour autant.Oui suite à la loi de Juillet 2000 (Journée nationale de commémoration des persécutions racistes et antisémites), à laquelle nous participons tous les ans à Marseille.Lors de cette commémoration sont mis en valeur surtout les Justes de France, la communauté juive et un peu les Gitans. Tous les intervenants font un discours dont la longueur n'est pas mesurée. Quand vient le tour des communautés gitanes il est fréquent que l'on nous coupe les micros alors que nos interventions sont les plus courtes (nous respectons les 3 minutes de temps imparti).
NON ! STOP ! IL EN EST TROP. NOUS VOULONS UNE JOURNEE DE COMMEMORATION PROPRE A NOS POPULATIONS QUI ONT PERI DANS LES CAMPS.IL NE FAUT PAS OUBLIER QUE NOUS SOMMES ARRIVES EN FRANCE EN 1427. NOUS CONTINUONS NOS DEMARCHES DANS CE SENS."
Abuelita-Notre Route

Car je pense aussi qu'il ne peut pas y avoir deux poids, deux mesures! Puisqu'on commémore la Shoah à une date précise, il faut faire de même pour les gens du voyage...

C'est le fond de ma pensée!

Il ne s’agit pas de faire de la surenchère au niveau des victimes ou toute autre comparaison, mais ce mépris, ce silence sur les gens du voyage me fait mal, et n’étant ni juive ni gitane, c’est en tant qu’être humain touchée très jeune indirectement par la déportation (je ne vais pas entrer dans les détails là) que j’exprime mon mécontentement. Du moins que je vous en fait part.Vous devez comprendre ce que c’est, que de désirer entretenir le devoir de mémoire…

J’ai fait part de votre lettre à Abuelita il y à 4 ou 5 jours seulement et voici sa réponse :

« Merci Jeannine de cette communication. Lettre très émouvante. En ce qui concerne le livre "Au nom de tous les miens" je l'ai lu.
Son idée est prodigieuse.
Moi de mon côté je viens juste de raccrocher le téléphone , j'étais avec NEGRITA nous souhaitons faire un clip sur notre génocide et nous allons essayer d'avoir des plages télévisées pour faire connaître notre culture
Et de notre côté aussi il nous faut trouver des fonds
Je t'embrasse
Abuelita

Association NOTRE ROUTELa PrésidenteMme LABBE Véronique dite Abuelita

Tél: 06.19.93.01.36 «

Sa réponse est admirable aussi!

Lors des commemorations, la communauté juive présente lui témoigne d'ailleurs toujours beaucoup de sympathie!
Mais il est temps de faire entendre la voix de gens qui n’ont pas les moyens d’être reconnus comme victimes, et d’être représentés dans les médias en tant que groupe social constitué.
Mais si le travail de mémoire s’est fait pour les juifs dans le monde occidental depuis 1945 grâce l’installation de l’état d'IsraëL et à l'effort commun sur la compréhension de la tragédie de la Shoah, on en est toujours au point zéro sur la question des gens du voyage.

J'espère ne pas avoir été maladroite dans mes propos mais je supporte très mal l'injustice!

Amicalement,
Jeannine Vaquié. "Fleur de Corail"

mercredi 28 janvier 2009

8. Lettre ouverte à Martin Gray sur les oubliés de l'histoire. 1ère partie

Voici de Martin Gray, une lettre reçue par mail le 29 decembre 2008 (il y à une erreur dans cette lettre où il est écrit "2009", c'est pas grave)... Je mets cette lettre, parce-que le billet serait trop long sinon, mais je suis entrain de répondre à Martin Gray, officiellement sur ce blog, et la réponse arrive....

En effet, cette lettre sous forme de mail donc, m'a plongée immediatement dans un abîme de reflexions......

Pendant des années, j'ai été une fois par an chez Martin Gray, nous nous téléphonions parfois, je faisais partie de ses milliers de d'admirateurs dans le monde, ce qui est toujours le cas, d'ailleurs il m'a même téléphoné l'année dernière pour prendre de mes nouvelles.

Mais cette lettre m'à, comme je viens de le dire, plongée immediatement dans un abîme de reflexions....qui vont être posées là, à la suite...

Puis avant de poster ma réponse, comme transition, je mettrais de la musique,

cette "transition" étant le début de ma réponse...


Je précise que je ne suis ni juive ni gitane..

Il se peut que je n'accepte les commentaires qu'après le totalité de ma réponse à Martin Gray, je préviens, mais ils seront posés...

Donc voici cette lettre :

" Cannes, 29 Décembre 2009 (donc 2008 en fait)


Cher lecteur,

Je ne suis pas certain d'avoir répondu ni de vous avoir personnellement remercié de vos courriers, mais sachez que si je ne l'ai pas fait, ce n'est pas l'envie qui m'en a manqué. J'ai été comblé et profondément touché par les milliers d’emails et lettres que j'ai reçus au fil des années, tous empreints de tant de gentillesse et de générosité ; et je dois avouer qu'hélas, le temps faisant défaut, il m'a été impossible de répondre à tous.

Chacun des emails de mes lecteurs est tellement important pour moi, ils prouvent par-delà le doute que ma voix et ma vie ont su trouver une petite place dans vos cœurs et que les chemins tortueux du destin m'ont permis de bâtir un pont stable bien qu'intangible entre vous et moi. Jamais je ne saurai exprimer à quel point je vous en suis reconnaissant, vous qui « êtes là », qui écoutez, qui soutenez et qui comprenez.

Il y a plusieurs années de cela, l'arrivée d'internet m'a permis d'avoir un site web. Loin de nous le temps où nous prenions le stylo et le papier pour nos missives, il s'agit à présent de Blackberrys, Ipods, etc. J'ai donc pris la décision de tout faire pour tenter de suivre le rythme de ce monde rapide et High Tech dans lequel nous vivons ! Depuis son lancement, je ne peux croire le nombre d'entre vous qui m'avez contacté par le biais de mon site et je réalise quelle merveilleuse opportunité cela représente pour moi que de pouvoir communiquer avec vous tous.

Mon fils va se charger prochainement de travailler à l'amélioration significative de ce site, ce qui nous rendra à même d'échanger directement les uns avec les autres. Mon but est d'héberger des conférences en ligne ainsi que des forums de discussion dans lesquels nous puissions parler du monde d'hier, d'aujourd'hui et de demain, échanger des idées et, je l'espère, savourer le plaisir de s'y retrouver virtuellement !

Aujourd'hui, je tiens à vous entretenir sur un sujet important. Cela concerne un projet de taille auquel je pense depuis un certain temps déjà, et dont j'ai décidé de « discuter » avec vous. Vos réflexions, idées et commentaires m'importent beaucoup et avec votre soutien, ce projet pourrait prendre vie. C'est d'ailleurs à des moments comme celui-ci que je réalise à quel point internet nous offre d'incroyables opportunités : être en mesure de partager une idée avec vous tous et de créer une « communauté en ligne » est tout simplement remarquable !

Mon fils Jonathan, un jeune entrepreneur qui connaît le succès, me parle depuis un certain temps de produire un nouveau film tiré de ma vie. En tant que père, je me sens bien sûr honoré qu'il désire se charger d'un tel projet. Et je suis intimement convaincu qu'un film de qualité, dirigé par un réalisateur de talent, présentant tous les pans de ma vie, pourrait être le bienvenu dans le monde morose d'aujourd'hui. Nous vivons en effet une période de changements profonds, et je pense que cette transition sera facilitée si nous sommes capables de voir la route sur laquelle nous nous engageons, tout en nous souvenant du passé.

Comme vous le savez fort bien, des hommes de mon âge, survivants de l'holocauste, disparaissent chaque jour. Avec leur décès, ce sont des souvenirs qui s'effacent et leur histoire risque d'être perdue pour les générations futures. C'est là quelque chose que je ne peux supporter. C'est pourquoi je cours un marathon et j'aide mon fils à le courir aussi pour réussir à faire produire ce film ; celui-ci réunit je crois tous les ingrédients pouvant apporter un souffle d'air frais dans ces temps incertains. Il pourrait également constituer un exemple vivant pour la jeunesse du monde entier : « l'impossible est possible », et l'espoir l'emporte toujours sur le désespoir. Depuis des temps immémoriaux, aucune personne, aucune force, aucun régime n'ont jamais détruit la quête de bonheur de l'être humain. Ce film est susceptible, selon moi, d'incarner le témoignage rayonnant de l'indomptable esprit humain et du triomphe éclatant du bien sur le mal.

Mon fils n'est pas un producteur de cinéma et ne dispose pas des fonds nécessaires pour assumer seul ce projet ambitieux. Toutefois, il espère, grâce à l'aide de mes lecteurs, pouvoir lever suffi samment de fonds pour commencer à donner forme à ce projet et approcher des producteurs de haut niveau.

Bien que cela me semble difficile à croire, le nombre de ceux qui me lisent de par le monde avoisine 30 000 000. Et si seulement 1 % d'entre eux donnent chacun €10, alors mon fils disposera des fonds nécessaires au démarrage. Après bien des heures de discussion, Jonathan m'a démontré qu'internet est le meilleur moyen de m'adresser à mes lecteurs, de leur demander ce qu'ils en pensent et peut-être de mettre en branle le film.

Il souhaite en fait faire appel aux services d'un scénariste de renommée internationale afin de réaliser un script basé sur mes livres et interviews. S'il parvient à financer le scénario avec votre soutien, vous mes lecteurs, il est convaincu que les producteurs investiront alors dans un film qui sera mon legs pour vous et pour les générations futures.

Pour être tout à fait honnête, j'ai d'abord été un peu sceptique quant à savoir si le mode de financement du script qu'il me proposait pourrait fonctionner. Mais quand il m'a ensuite expliqué la manière dont certains artistes dans l'industrie de la musique actuelle financent leurs propres albums et leur carrière, alors j'ai vraiment commencé à croire que nous aussi, nous pourrions y arriver. En effet, ces artistes réussissent à être produits grâce à internet et à l'appui que des sites tels que www.mymajorcompany.com leur apportent. Cette façon d'ainsi réunir des capitaux avec le soutien des fans et du grand public est ingénieuse et a ouvert la voie du succès à bien des jeunes gens talentueux du monde de la musique.

Comme vous pouvez le voir, il y a un lien évident entre ce que les musiciens en herbe ont réalisé et ce que j'espère moi aussi réaliser avec votre aide.

Avant d'encourager mon fils à aller de l'avant avec son projet, je voulais m'adresser à la centaine de lecteurs qui m'ont écrit tout récemment, et ceci pour leur demander ce qu'ils pensent sincèrement de cette idée. Je me permets donc de vous demander quelques minutes de votre temps en me répondant.

Si vos réponses sont encourageantes, alors je plaiderai sans aucun doute pour que Jonathan se lance, puisque je serai assuré de votre soutien dans un projet qui nous permettra à tous de jouir d'un succès éclatant. Nous aimerions que vous participiez activement en faisant passer le mot et en transmettant votre enthousiasme à votre entourage. Continuer, comme vous le faites peut-être déjà, à prêter mes livres à vos amis et vos proches, et parlez-leur du projet de mon fils de porter ma vie à l'écran.

Comme vous le savez sans doute, j'ai fait don des droits d'auteur de tous mes livres à la Fondation Dina Gray. Si notre projet devient réalité, les bénéfices du film seront redistribués via une fondation de charité aux éducateurs et étudiants de santé naturelle en créant des « Health Schools » (écoles de santé). Ces établissements seront entièrement consacrés à l'enseignement de la pensée et de la vie au service de la santé. Je rédige actuellement des textes relatifs à ce projet, ils seront sous peu accessibles à tous sur mon site web. C'est un sujet qui me passionne grandement et voilà longtemps que j'espère pouvoir continuer à nourrir et développer ce concept pour le bien de tous.

Merci beaucoup d'avoir pris le temps de lire ma première communication électronique, cela fut une véritable aventure pour moi ! J'espère donc que vous pourrez trouver le temps au cours des jours à venir, de me faire parvenir vos réflexions et vos commentaires.

Enfin, un grand merci à vous tous pour votre fidélité et votre soutien de toujours, je me sens très honoré de vous compter parmi mes nouveaux « cyber-amis ».

Meilleurx vœux de bonheur et de santé pour l’année 2009.

Fraternellement vôtre,

Martin Gray "


Un peu de musique :


Hymne international gitan "Gelem gelem ",

joué et adapté (création) à la guitare par Tonio Moraito de Almeria et au violon par Stefan Romanoff (que Dieu ait leurs âmes ! Des amis que j'ai perdus) et chanté par Tonio Moraito donc


Notre Route vient de réouvrir ses portes en blog, lien corrigé sur le côté
(15 septembre 2009)


ROMANES

Gelem, Gelem lungone dromensar
Maladilem baxtale Rromençar
A rromalen kotar tumen aven
E chaxrençar bokhale chavençar

A Rromalen, A chavalen

Sàsa vi man bari familja
Mudardás la Kali Lègia
Saren chindás vi Rromen
Vi Rromen Makkar leone vi tikne charorren

A Rromalen, A chavalen

Putar Dvla te kale udare
Te saj dikhav kaj si me manusa
Palem ka gav lundone dromençar
Ta ka phirav baxtale Rromençar

A Rromalen, A chavalen

OpreRroma isi vaxt akana
Ajde mançar sa lumáge Rroma
O kalo muj ta e kale jakha
Kamáva len sar e kale drakha


A Rromale, A chavalen


FRANCAIS

J'ai voyagé sur de longue routes
J'ai vu des Rroma heureux
Ils ont voyagé loin et longuement

J'ai rencontré des Rroma fortunés
Oh adultes Rromani
Oh jeunesse Rromani

Rrom d'où que vous soyez venus
Avec vos tentes sur des routes fortunées
J'avais une trop grande famille
Mais la légion noire les a assassinés
Venez avec moi Rroma du monde

Là où les routes ont été ouvertes par les Rromani
Maintenant il est temps de relever la tête Rroma
Nous ne réussirons qu'en faisant l'effort

HYMNE GITAN : GELEM GELEM
interprété a capella (très émouvant)
peut-être un jour à nouveau disponible j'espère...

A très bientôt... Et re-bonne année à tout le monde et à Martin Gray!
Suite : http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.fr/2009/01/9-lettre-ouverte-martin-gray-sur-les.html

vendredi 23 janvier 2009

7. Message d'Isabelle du 23 Janvier 2009

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bonjour ... ma petite maman ! tu es fatiguée .... et ce temps .... tous ces évènements ... ne sont pas faits pour arranger les choses ! heureusement il y a des "rayons" positifs .... qu’il faut savoir regarder ! qui aurait pu penser qu’un président "noir" serait élu ??? (tu te souviens .. maman .. comme tu étais sensibilisée quand tu lisais :"la case de l’oncle tom" !!) il est vrai que les médias diffusent de plus en plus de sujets négatifs .. qui ne font qu’accentuer le malaise et le mal-être des gens ! il y a de belles choses .... toutes simples !!! ne vous attardez pas sur le passé .. le plus beau des futurs sera en fonction du présent ! nous ne vous "leurrons" pas .. mais essayons de vous soutenir et de vous faire "lever" la tête !! car il est des choses que vous ne comprendrez que lorsque vous accepterez d’êre pleinement à la place où vous vous trouvez actuellement et dans la situation qui est la vôtre .... ICI et MAINTENANT !!! nous en savons la difficulté ... d’où nos encouragements et notre tendresse !! vous avez de l’aide .... nous sommes tellement attentifs à tout ce qui vous touche !!
soyez sûrs de notre vigilance et de notre présence ... même si -encore !- vous ne nous voyez pas ! ne dites pas : "à quoi bon !!! je ne peux rien faire !" mais si !!!! un tout petit grain de sable .... s’accumule avec d’autres et .... peu à peu se forme une dune !! une belle pensée envoie un rayon de lumière .... ne vous culpabilisez pas ... faites que "chaque jour soit un nouveau départ ... et pardonnez-vous pour hier !" et n’oubliez pas que "la tendresse a ses raisons que le coeur comprend très bien !" courage ... nos aimés ! vous n’êtes pas seuls ... gardez confiance et restez "au coeur de l’espérance" ! que cela soit !!
haut le coeurs !
Isabelle
car :"l’amour est la goutte d’eau qui redonne la force à une fleur flétrie de se relever !" (à méditer ? et à essayer d’appliquer ? )
le 23 janvier 2009


Je poste deux billet coup sur coup (billet précedent "La gitane")... et celui d'Isabelle Lionnet qui vient d'arriver!

Je suis d'autant plus bouleversée de ce message d'Isabelle Lionnet que lorsque j'étais gamine et adolescente, il y à deux livres qui ont marqué ces années : La case de l'oncle Tom de Harriet Beecher Stowe et Paul et Virginie de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre .
A tel point, que pour La case de l'oncle Tom, avec une amie d'enfance, Anne-Marie,qui habite maintenant à Créteil, on avait l'habitude de se lire et relire tout haut des passages, et on fondait en larmes à chaque fois (c'était à qui pleurerait le plus Lol!). Nous êtions très impressionnées par ce chef d'oeuvre.
Pour ceux qui ne connaissent pas, à lire absolument!
Merci Isabelle! Oui, tournons-nous vers l'espoir et voyons les résultats positifs et quittons le négatif! Oui! Qui aurait pu penser qu'un Président noir serait élu?

Précedent lien :
http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.com/2008/11/2-usa-et-si-nous-rvions-encore-plus.html

6. La gitane.

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Lucie, surnommée "La choute" était bien pensive cet après midi au bord de l'eau à Palavas...
Elle avait un compagnon mais se posait des questions sur sa vie.
Il faisait beau...Mais elle n'irait pas se baigner, après ce qui leur était arrivé à elle et sa copine quelques temps auparavant!
Ni l'une ni l'autre ne savaient nager.. Ce matin là, la plage était tranquille, quelques baigneurs seulement et deux hommes au loin paisiblement entrain de discuter sur le sable.
Elles avaient été faire trempette et s'étaient un peu trop éloignées de la plage quand tout à coup une vague leur avait fait perdre pied.
Prises de panique elles se débattaient en hurlant et perdaient leurs moyens! Elles commençaient à couler.

Les deux hommes s'élancèrent à leur secours et l'un d'eux empoigna Lucie par les cheveux et la hissa hors de l'eau. Suffocante, s'agrippant à lui, ma mère écarquilla les yeux et lorsqu'elle eut retrouvé son souffle s'exclama : "Mais...vous êtes Charles Trenet!"
"Oui" lui répondit'il en souriant " Je suis Charles Trenet, mais vous, ça va maintenant ?"
Pour le remercier, ma mère accepta sa proposition.
Son ami était peintre, il avait besoin d'un modèle...nu, et bien, qu'importe! Ma mère se prêta, en tout bien tout honneur! De toutes façons, elle ne risquait rien...Il fit deux tableaux d'elle et lui fit cadeau d'un.

Voilà pourquoi pendant des années j'ai vu trôner au-dessus du lit de mes parents un tableau représentant une femme nue, de dos, avec un quart de profil, que j'ai finit par identifier...Et j'ai su toute l'histoire.
L'anecdote, c'était pour le fun...Tout le monde n'a pas la vie sauvée par Charles Trenet! Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit
Et voilà pourquoi à une période de ma vie d'étudiante, j'ai à mon tour relevé le défi : Puisque ma mère l'avait fait! Etudiante à Clermont-Ferrand, ayant besoin d'argent, je fus un temps modèle nu aux Beaux Arts, et n'ai jamais eu de problème, à part avec un "fils à papa" (lui-même élève) qui m'attendit, triomphant, deux fois à la sortie dans sa voiture sport : je l'ai si vertement rejeté qu'il n'insista pas!
J'ai pu constater que les étudiants aux Beaux Arts vous regardent comme un objet, tout juste s'il vous voient, et c'est très bien comme ça!
J'ai pu constater aussi que rester immobile pendant deux heures d'affilée est extrêmement fatiguant et très mal payé!
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Pendant que la choute regardait la plage, une gitane l'observait et s'approcha d'elle.
Les gitanes, elle les connaissait bien et résistait toujours à leur assauts. Les lignes de la main, elle n'y croyait pas trop...
Et puis autant se tirer les cartes! Elle se les faisait elle-même en dilettante.
" Les lignes de la main! Donne-moi ta main droite!" De guerre lasse cette fois-ci, ma mère pensa "pourquoi pas ?" et comme elle avait un peu d'argent sur elle, elle lui tendit sa main : 

 " Tu es avec quelqu'un mais tu ne resteras pas avec lui! (regard inquiet de ma mère) Ecoute! Tu rencontreras quelqu'un d'autre, il sera très bien! "(Elle s'interrompt)

" Tu auras un enfant, une petite fille.. Mais.. .Elle ne sera pas de toi!"
(regard très étonné de ma mère)
" C'est comme ça, laisse moi voir, ne parle pas! Elle ne sera pas de toi, elle aura de grands yeux, elle n'aura pas un destin comme les autres"
et elle lui dit une dernière phrase à mon sujet, hautement symbolique que je ne révèlerais pas.

Pas tout à fait un an après ma mère sera abandonnée par son compagnon qui s'enfuira avec toutes ses économies à elle et sa.. meilleure amie...

De tempérament fonceur, ma mère s'en remettra vite grace à l'aide d'une autre amie et rencontrera mon père. Ils se marieront mais seront dans l'impossibilité d'avoir un enfant.

Sa future belle-soeur (mais qu'elle ne connaissait pas encore au moment de la voyance!) mourra en me mettant au monde et ils me prendront en charge et plus tard m'adopteront.......!

J’ai fait répéter à ma mère cette voyance je ne sais combien de fois, tant elle est troublante de véracité ! Les mots qui revenaient étaient toujours les mêmes, sans erreur !Ma mère s'offusquait même lorsque j'essayais de l'influencer en lui disant qu'elle avait du déformer, avec le temps, les paroles de la gitane.
Comment cette gitane, et ma mère en a été très troublée par la suite, avait-elle pu lui dire qu’elle aurait une petite fille qui ne serait pas d’elle alors que les événements ne s’étaient pas encore produits ? Ce n’est pas la même chose que de « prédire » une chose alors qu’un contexte peut laisser supposer que...
ou bien que des événements présents peuvent laisser deviner une éventuelle suite logique, etc...
Ma vie n’a pas été ordinaire, cela aussi est vrai. Je suis souvent sortie des sentiers battus, aussi bien dans mes expériences personnelles, dans mes rencontres que dans mes expériences spirituelles…C’est un fait.
Je n’ai pas de « grands yeux » mais de famille, on aurait plutôt les yeux cernés...
Est-ce cela que la gitane à vu ?
Où est-ce plus symbolique : le regard, voir loin… ? Au-delà de ce que l’on voit d’habitude..
Au-delà… ! Le regard sur l'au-delà...?
Quoiqu'il en soit si je ne veux ni confirmer ni nier la voyance en général, je reconnais que cela est troublant.

Je ne pense pas que cette gitane ait tout vu dans les lignes de la main de ma mère, mais plutôt que les mains de ma mère lui ont servi de support et qu'elle a surtout eut une vraie inspiration, on dirait maintenant "un flash" très impressionant, brillant!
Et je pense que dans la voyance, si voyance il y à, on ne peut "voir" juste que très rarement. Mais la voyance n'est pas mon domaine ni ma passion, alors...
Cependant je reste très prudente.
Mais j'ai voulu relater cette histoire assez étonnante!




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Revenons à la danse.
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Puisque le sujet ici est passion gitane, je pose trois vidéos de danses gitanes! Et ce n'est pas de la rumba, car la rumba est venue bien après! Les gitans dansaient bien depuis longtemps!
Une vidéo qui nous enmène dans les rues des Saintes Marie de la Mer, avec des danses tziganes, c'est prit sur le vif!
Une magnifique vidéo de danse gitane russe avec Katrina Benefit dans la danse :


Et pour terminer, un éblouissement avec Fatima Serin dans la danse :



Voir : http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.com/2008/11/1-le-coeur-dune-mre-le-paranormal-3.html

vendredi 16 janvier 2009

5. D'autres peuples nomades menaçés !

Il n'y à pas que les gitans dont l'identité et la liberté est menaçée, comme l'a été celle des indiens d'Amérique, il y à aussi les Touareg qu'aimait tant le Père Charles de Foucauld.
Que dirait-il s'il était encore vivant ?

Même si les Touareg refusent cette appellation arabe :
" les Touareg refusent en général ce terme d’origine arabe et généralisé par les Français pour les désigner. Ils préfèrent utiliser le nom de Kel Tamacheq (ceux qui parlent le tamacheq, une langue du groupe berbère) ou de Kel Taggelmoust (ceux qui portent le chèche indigo)" fin de citation.

Les multinationnales, pétrole, gaz, uranium exploitent leurs territoires et les polluent! Et les exploitent donc eux-mêmes!

Je sympathise à la cause des Touareg - les Kel Tamacheq, car pour moi,
ils sont l'âme du desert, je ressens cela au plus profond de moi-même.


Citation : " Les Touareg nous ont toujours donné une image particulière de la liberté. Ces hommes sont des Berbères, n' appartenant ni à une nation, ni à une race, mais à un ensemble culturel bien spécifique , puisqu' ils ont des usages, des coutumes, et une langue bien à eux: Une moitié des Touareg se trouve au Niger, et leur langue fait partie des langues nationales reconnues. "

Certains sont déjà sédentarisés... Sans parler des assassinats commits sur leurs personnes.
Bien sûr leurs répliques se font par les armes et la violence entraine la violence (Rébellions, émeutes, à Tamanrasset, au Niger)... Mais que peuvent faire ces nomades ainsi prits au pièges ?
Que faire ? Quelle est la solution ?
On en parle pas assez, c'est scandaleux!

Les Touareg les "Kel Tamacheq" si utiles au commerce autrefois, compagnons de Foucault lorsqu'ils passaient, si passionné par leur culture qu'il en a créé un dictionnaire tamacheq et une traduction de leurs poèmes!
C'est surtout grace à lui que je les ai connus d'ailleurs!

Je suis profondément désolée lorsque je constate une telle deperdition de culture et de mode de vie, un tel mépris vis à vis d'un peuple si ancien, moi, la si lointaine occidentale...
Voici une très belle et originale vidéo :




Solidarité pour le peuple Touareg!


LIENS A LA SUITE :
http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.com/2008/12/8-le-fou-damour.html


http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.com/2009/10/4-la-femme-des-sables_07.html