mercredi 28 janvier 2009

8. Lettre ouverte à Martin Gray sur les oubliés de l'histoire. 1ère partie

Voici de Martin Gray, une lettre reçue par mail le 29 decembre 2008 (il y à une erreur dans cette lettre où il est écrit "2009", c'est pas grave)... Je mets cette lettre, parce-que le billet serait trop long sinon, mais je suis entrain de répondre à Martin Gray, officiellement sur ce blog, et la réponse arrive....

En effet, cette lettre sous forme de mail donc, m'a plongée immediatement dans un abîme de reflexions......

Pendant des années, j'ai été une fois par an chez Martin Gray, nous nous téléphonions parfois, je faisais partie de ses milliers de d'admirateurs dans le monde, ce qui est toujours le cas, d'ailleurs il m'a même téléphoné l'année dernière pour prendre de mes nouvelles.

Mais cette lettre m'à, comme je viens de le dire, plongée immediatement dans un abîme de reflexions....qui vont être posées là, à la suite...

Puis avant de poster ma réponse, comme transition, je mettrais de la musique,

cette "transition" étant le début de ma réponse...


Je précise que je ne suis ni juive ni gitane..

Il se peut que je n'accepte les commentaires qu'après le totalité de ma réponse à Martin Gray, je préviens, mais ils seront posés...

Donc voici cette lettre :

" Cannes, 29 Décembre 2009 (donc 2008 en fait)


Cher lecteur,

Je ne suis pas certain d'avoir répondu ni de vous avoir personnellement remercié de vos courriers, mais sachez que si je ne l'ai pas fait, ce n'est pas l'envie qui m'en a manqué. J'ai été comblé et profondément touché par les milliers d’emails et lettres que j'ai reçus au fil des années, tous empreints de tant de gentillesse et de générosité ; et je dois avouer qu'hélas, le temps faisant défaut, il m'a été impossible de répondre à tous.

Chacun des emails de mes lecteurs est tellement important pour moi, ils prouvent par-delà le doute que ma voix et ma vie ont su trouver une petite place dans vos cœurs et que les chemins tortueux du destin m'ont permis de bâtir un pont stable bien qu'intangible entre vous et moi. Jamais je ne saurai exprimer à quel point je vous en suis reconnaissant, vous qui « êtes là », qui écoutez, qui soutenez et qui comprenez.

Il y a plusieurs années de cela, l'arrivée d'internet m'a permis d'avoir un site web. Loin de nous le temps où nous prenions le stylo et le papier pour nos missives, il s'agit à présent de Blackberrys, Ipods, etc. J'ai donc pris la décision de tout faire pour tenter de suivre le rythme de ce monde rapide et High Tech dans lequel nous vivons ! Depuis son lancement, je ne peux croire le nombre d'entre vous qui m'avez contacté par le biais de mon site et je réalise quelle merveilleuse opportunité cela représente pour moi que de pouvoir communiquer avec vous tous.

Mon fils va se charger prochainement de travailler à l'amélioration significative de ce site, ce qui nous rendra à même d'échanger directement les uns avec les autres. Mon but est d'héberger des conférences en ligne ainsi que des forums de discussion dans lesquels nous puissions parler du monde d'hier, d'aujourd'hui et de demain, échanger des idées et, je l'espère, savourer le plaisir de s'y retrouver virtuellement !

Aujourd'hui, je tiens à vous entretenir sur un sujet important. Cela concerne un projet de taille auquel je pense depuis un certain temps déjà, et dont j'ai décidé de « discuter » avec vous. Vos réflexions, idées et commentaires m'importent beaucoup et avec votre soutien, ce projet pourrait prendre vie. C'est d'ailleurs à des moments comme celui-ci que je réalise à quel point internet nous offre d'incroyables opportunités : être en mesure de partager une idée avec vous tous et de créer une « communauté en ligne » est tout simplement remarquable !

Mon fils Jonathan, un jeune entrepreneur qui connaît le succès, me parle depuis un certain temps de produire un nouveau film tiré de ma vie. En tant que père, je me sens bien sûr honoré qu'il désire se charger d'un tel projet. Et je suis intimement convaincu qu'un film de qualité, dirigé par un réalisateur de talent, présentant tous les pans de ma vie, pourrait être le bienvenu dans le monde morose d'aujourd'hui. Nous vivons en effet une période de changements profonds, et je pense que cette transition sera facilitée si nous sommes capables de voir la route sur laquelle nous nous engageons, tout en nous souvenant du passé.

Comme vous le savez fort bien, des hommes de mon âge, survivants de l'holocauste, disparaissent chaque jour. Avec leur décès, ce sont des souvenirs qui s'effacent et leur histoire risque d'être perdue pour les générations futures. C'est là quelque chose que je ne peux supporter. C'est pourquoi je cours un marathon et j'aide mon fils à le courir aussi pour réussir à faire produire ce film ; celui-ci réunit je crois tous les ingrédients pouvant apporter un souffle d'air frais dans ces temps incertains. Il pourrait également constituer un exemple vivant pour la jeunesse du monde entier : « l'impossible est possible », et l'espoir l'emporte toujours sur le désespoir. Depuis des temps immémoriaux, aucune personne, aucune force, aucun régime n'ont jamais détruit la quête de bonheur de l'être humain. Ce film est susceptible, selon moi, d'incarner le témoignage rayonnant de l'indomptable esprit humain et du triomphe éclatant du bien sur le mal.

Mon fils n'est pas un producteur de cinéma et ne dispose pas des fonds nécessaires pour assumer seul ce projet ambitieux. Toutefois, il espère, grâce à l'aide de mes lecteurs, pouvoir lever suffi samment de fonds pour commencer à donner forme à ce projet et approcher des producteurs de haut niveau.

Bien que cela me semble difficile à croire, le nombre de ceux qui me lisent de par le monde avoisine 30 000 000. Et si seulement 1 % d'entre eux donnent chacun €10, alors mon fils disposera des fonds nécessaires au démarrage. Après bien des heures de discussion, Jonathan m'a démontré qu'internet est le meilleur moyen de m'adresser à mes lecteurs, de leur demander ce qu'ils en pensent et peut-être de mettre en branle le film.

Il souhaite en fait faire appel aux services d'un scénariste de renommée internationale afin de réaliser un script basé sur mes livres et interviews. S'il parvient à financer le scénario avec votre soutien, vous mes lecteurs, il est convaincu que les producteurs investiront alors dans un film qui sera mon legs pour vous et pour les générations futures.

Pour être tout à fait honnête, j'ai d'abord été un peu sceptique quant à savoir si le mode de financement du script qu'il me proposait pourrait fonctionner. Mais quand il m'a ensuite expliqué la manière dont certains artistes dans l'industrie de la musique actuelle financent leurs propres albums et leur carrière, alors j'ai vraiment commencé à croire que nous aussi, nous pourrions y arriver. En effet, ces artistes réussissent à être produits grâce à internet et à l'appui que des sites tels que www.mymajorcompany.com leur apportent. Cette façon d'ainsi réunir des capitaux avec le soutien des fans et du grand public est ingénieuse et a ouvert la voie du succès à bien des jeunes gens talentueux du monde de la musique.

Comme vous pouvez le voir, il y a un lien évident entre ce que les musiciens en herbe ont réalisé et ce que j'espère moi aussi réaliser avec votre aide.

Avant d'encourager mon fils à aller de l'avant avec son projet, je voulais m'adresser à la centaine de lecteurs qui m'ont écrit tout récemment, et ceci pour leur demander ce qu'ils pensent sincèrement de cette idée. Je me permets donc de vous demander quelques minutes de votre temps en me répondant.

Si vos réponses sont encourageantes, alors je plaiderai sans aucun doute pour que Jonathan se lance, puisque je serai assuré de votre soutien dans un projet qui nous permettra à tous de jouir d'un succès éclatant. Nous aimerions que vous participiez activement en faisant passer le mot et en transmettant votre enthousiasme à votre entourage. Continuer, comme vous le faites peut-être déjà, à prêter mes livres à vos amis et vos proches, et parlez-leur du projet de mon fils de porter ma vie à l'écran.

Comme vous le savez sans doute, j'ai fait don des droits d'auteur de tous mes livres à la Fondation Dina Gray. Si notre projet devient réalité, les bénéfices du film seront redistribués via une fondation de charité aux éducateurs et étudiants de santé naturelle en créant des « Health Schools » (écoles de santé). Ces établissements seront entièrement consacrés à l'enseignement de la pensée et de la vie au service de la santé. Je rédige actuellement des textes relatifs à ce projet, ils seront sous peu accessibles à tous sur mon site web. C'est un sujet qui me passionne grandement et voilà longtemps que j'espère pouvoir continuer à nourrir et développer ce concept pour le bien de tous.

Merci beaucoup d'avoir pris le temps de lire ma première communication électronique, cela fut une véritable aventure pour moi ! J'espère donc que vous pourrez trouver le temps au cours des jours à venir, de me faire parvenir vos réflexions et vos commentaires.

Enfin, un grand merci à vous tous pour votre fidélité et votre soutien de toujours, je me sens très honoré de vous compter parmi mes nouveaux « cyber-amis ».

Meilleurx vœux de bonheur et de santé pour l’année 2009.

Fraternellement vôtre,

Martin Gray "


Un peu de musique :


Hymne international gitan "Gelem gelem ",

joué et adapté (création) à la guitare par Tonio Moraito de Almeria et au violon par Stefan Romanoff (que Dieu ait leurs âmes ! Des amis que j'ai perdus) et chanté par Tonio Moraito donc


Notre Route vient de réouvrir ses portes en blog, lien corrigé sur le côté
(15 septembre 2009)


ROMANES

Gelem, Gelem lungone dromensar
Maladilem baxtale Rromençar
A rromalen kotar tumen aven
E chaxrençar bokhale chavençar

A Rromalen, A chavalen

Sàsa vi man bari familja
Mudardás la Kali Lègia
Saren chindás vi Rromen
Vi Rromen Makkar leone vi tikne charorren

A Rromalen, A chavalen

Putar Dvla te kale udare
Te saj dikhav kaj si me manusa
Palem ka gav lundone dromençar
Ta ka phirav baxtale Rromençar

A Rromalen, A chavalen

OpreRroma isi vaxt akana
Ajde mançar sa lumáge Rroma
O kalo muj ta e kale jakha
Kamáva len sar e kale drakha


A Rromale, A chavalen


FRANCAIS

J'ai voyagé sur de longue routes
J'ai vu des Rroma heureux
Ils ont voyagé loin et longuement

J'ai rencontré des Rroma fortunés
Oh adultes Rromani
Oh jeunesse Rromani

Rrom d'où que vous soyez venus
Avec vos tentes sur des routes fortunées
J'avais une trop grande famille
Mais la légion noire les a assassinés
Venez avec moi Rroma du monde

Là où les routes ont été ouvertes par les Rromani
Maintenant il est temps de relever la tête Rroma
Nous ne réussirons qu'en faisant l'effort

HYMNE GITAN : GELEM GELEM
interprété a capella (très émouvant)
peut-être un jour à nouveau disponible j'espère...

A très bientôt... Et re-bonne année à tout le monde et à Martin Gray!
Suite : http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.fr/2009/01/9-lettre-ouverte-martin-gray-sur-les.html

1 commentaire:

Fleur de corail Jeannine Toiron-Vaquié a dit…

NOUS SOMMES EN 2O10. Voici ce qu'une gitane répond à une autre gitane au sujet de cette NON reconnaissance du génoçide tzigane ( au lieu d'incriminer les medias et/ou les gadjos de tous poils) cela fait echo à un débat sur les divisions entre gitans, dans lequel j'avais participé en tant que gadji "observatrice", donc je cite les propos de cette gitane s'adressant à une autre :

" Et je te remercie de me laisser la parole.
Ce que je veux dire c'est que la division interne, le manque de combativité des communautés en question( je parle en France, puisque dans les pays de l'est ça semble être plus concret ) pour faire reconnaitre le génocide ne facilite en rien ce combat et sa reconnaissance ..
Quand tu dis :
je cite une phrase d'une de tes notes, quand tu d'adresse aux journalistes:
-Je constate qu'à nouveeau nous restons les rejetés de l'histoire et cela s'appelle, de votre part, du négationisme.....

J'ai trouvé le mot un peu fort....

Sur France 2 Vendredi dernier, Tony Gatlif a été invité pour parler de son film comme chaque fois qu'un réalisateur est invité pour faire la promo de son film ....Il y avait Chico aussi, invité puisque ambassadeur de la paix auprès de l'unesco... Sur Arte et d'autres chaines encore des emissions sont passées en prime time sur les années noires de l'histoire gitane, j'ai beaucoup de cassettes enregistrées sur le sujet...

Pas assez, je te le consède, mais de là à parler de négationisme, je dis non .... Tu es choqué par le manque d'information sur le samudaripen, certains médias peuvent aussi se sentir choqué par tes propos...
Tout est question d'équilibre pour renouer le dialogue et arriver à une entente en argumentant avec intelligence.... "

Voilà des propos très sages... 9 fev 2010