Passion gitane

lundi 2 mai 2016

1. La vie renaîtra de la nuit : Hommage à Martin Gray



« Le destin ? Moi aussi je me suis souvent demandé ce qu’était le destin… Et pourquoi ce destin qui me poursuit, et encore le destin, et toujours le destin ! 
Mais… A partir du moment où un homme résiste, c’est un combat… Qui peut être perdu ou gagné, mais alors, ce n’est jamais plus : Le destin » ! ».

Martin Gray (extrait d'un de ses interviews)

Martin Gray, auteur du best-seller " Au nom de tous les miens "
et de bien d'autres livres, 
à quitté ce monde le 25 avril 2016. à l'âge de 93 ans


S'il y à un homme qui m'à profondément marquée dans ma vie c'est bien Martin Gray !
Et pour cause !

- De Charles Sadron à Martin Gray :

Depuis mon enfance, j'ai été sensibilisée par la déportation à travers le destin d'un ami de la famille : Charles Sadron.


D’une certaine façon, le destin de Martin Gray me faisait penser à celui d’un ami de la famille, qui avait été déporté trois ans au camp de Dora. Non pas parce qu'il était juif mais résistant. 
A sa libération, ce sont mes parents, qui avaient été chercher à Vichy, " un squelette ambulant " termes de ma mère. Elle avait tenté de le sauver de son arrestation car elle était bien placée pour en être informée, mais comme tant d’autres, il avait pensé pouvoir en échapper, et, n’écoutant que sa seule confiance, il s’était fait piéger. 
Les enfants sont souvent intuitifs. Très tôt, je pressentais que Charles Sadron " n'était pas comme les autres " Parfois, il avait l'air si pensif, lointain....Lorsqu'il regardait à travers les carreaux de la fenêtre. Pourtant, cela faisait de nombreuses années déjà qu'il avait été libéré lorsqu'il venait nous voir avec sa femme est sa fille..
C'était plus fort que moi, je pensais qu'il cachait comme un secret. Quelque chose de très important, je le ressentais. J'avais questionné mes parents à deux reprises, et ils évinçaient mes questions. J'ai donc su que c'était des questions interdites.
Rien n'y faisait : Je sentais en la personne de Charles Sadron, un univers mystérieux. Il m'intriguait mais je n'osait pas lui poser de question à lui.

Puis on finit par m'expliquer.  
Trois ans d’enfer dont je connus progressivement quelques détails.
Charles avait gardé sur son dos des cicatrices consécutives aux coups de fouets que les  allemands lui avaient asséné. Il parlait de la brutalité des kapos lorsqu'on on les faisait sortir des baraquements pour aller travailler : Ils leurs donnaient des coups de fouets s'il ne se dépêchaient pas ou même par pur sadisme. Et comme les déportés étaient très affaiblis " C'étaient souvent les plus jeunes qui mourraient ".
Puis sa femme mourut d’une maladie des reins, et ensuite sa fille, avec qui j’étais très complice et avec qui j'avais souvent joué..
J’étais adolescente alors. Un tel acharnement du destin sur un être humain me traumatisa, et je m’enfermais dans ma chambre pendant des heures. 
Je ne voulais plus parler à personne. Comment ? Charles Sadron avait survécu aux camps et il perdait ensuite toute sa famille ?  Je connus une révolte définitive qui allait marquer toute ma vie.
Il s'était installé à Strasbourg et venait souvent nous voir. Mais il ne donna plus de nouvelles après avoir rencontré quelqu'un d'autre. Mon père en était blessé, mortifié. Mais moi je défendais Sadron. Je disais : " Papa, c'est sa façon à lui d'oublier le passé. Ne lui en veux pas ! Il à refait sa vie. Il fait comme il peut. ".  



Lorsque mon père me parla un peu plus des camps, je me documentais en cachette..
Je lus, bien sûr « Le journal d’Anne Franck », et me sentais ébranlée par toutes les horreurs qu’un être humain peut faire à un autre. Même un peu plus tard, n’ayant pas de tranquillisants, combien de fois me suis-je réfugiée dans le bureau de mon père pour tenter de retrouver le calme intérieur. Toutes ces horreurs me déstabilisaient fortement. Si bien que mon inconscient fit une sorte d’amalgame, et que mon adolescence et une partie de l’âge adulte furent parfois visités par des cauchemars nocturnes dans lesquels on m’emmenait dans un train, quand ce n’étaient pas des agents de la Gestapo à la voix métallique ou les SS. qui me cherchaient. J’étais à chaque fois sauvée, soit par une fuite éperdue, soit par une personne qui me cachait chez elle et argumentait hypocritement avec eux. Que de suées pendant ce temps de dialogues ! 
Le même scénario se produisait si je vivais un chagrin ou une séparation. J’étais dans un train pour une destination inconnue et fatale. Même lors de mon analyse, je mis longtemps avant d’en parler. Ce qui dénote que l’horreur des camps, d’une façon complètement indirecte, peut, à travers un ancien déporté, marquer ceux qui ne les ont jamais connus.
Puis à travers les récits de ma mère et son vécu par rapport à la Gestapo (lorsqu'elle allait voir Charles Sadron au 92 ème R.I où il était détenu, juste avant qu'il ne parte en déportation) , je frémissais et me mis progressivement à tenter de comprendre le pourquoi de tant d’atrocités. Je me demandais où était Dieu, à ce moment là…

" Lorsque j'allais voir Sadron au 92 ème R.I., la Gestapo fermait les portes derrière moi, et j'avais toujours peur qu'ils ne les rouvrent pas. Tu ne peux pas savoir comme j'avais peur!" " Charles me disait des choses à demi mots. Comme par exemple que la nuit on le réveillait lui et quelques autres pour aller creuser des grands trous dans la cour...." " Et un jour il m'à dit qu'il fallait prévenir sa femme qu'il fallait faire vite, car il avait oui,dire qu'on allait l'emmener il ne savait où, qu'il allait partir avec d'autres et que c'était très bientôt ".
Ma mère, ce serait trop long à expliquer comment elle se renseigna, parti d'urgence avec Lili Sadron à Compiègne. Elles voyagèrent toute la nuit et trouvèrent une chambre non loin de la gare. Elles voulaient apercevoir Charles Sadron...
" On se cachait derrière les volets à peine entrouverts, parce que les allemands avaient ordonné à la population de fermer les volets. Il y avait un monde !!!! On espérait voir Charles mais tu penses...! Ils en emmenaient dans les trains...! Certains même arrivaient en taxi tellement qu'il y en avait ! ". Elle voulait dire que les taxis étaient réquisitionnés bien sûr. " Pas moyen de voir Sadron ". Ils partaient dans des camps de travail parait-il...Ils n'eurent plus de nouvelles de lui pendant 3 ans
Ce fut pour Charles Sadron Buchenwald puis surtout Dora.

Pourquoi tant d'atrocités ? Ce questionnement provoqua chez moi une démarche vers le militantisme contre les conditions carcérales, qui était, je le savais, la résultante d’une lutte contre les camps que j’aurais voulu mener. Puis je rentrais à Amnesty International.

- Martin Gray :

J'étais donc particulièrement sensibilisée par le destin de Martin Gray.

Et lorsque le film " Au nom de tous les miens " réalisé par  Robert Enrico ( adaptation du livre ) est sorti je fis un effort pour aller le voir. Je craignais de réveiller trop d'affect en moi et je me suis dit que si Martin Gray avait surmonté ses épreuves, la moindre des choses serait d'avoir du courage, de prendre sur moi et d'aller  voir ce film.
Lorsque je suis ressortie de la salle de cinéma je n'étais plus qu'un torrent de larmes.

Pendant les dix années où j'ai exercé en tant que psychologue titulaire en Maison d'Accueil Spécialisée et Foyer Occupationnel, j'avais affiché, dans mon bureau de psychologue, une très belle phrase qui n'était ni de Freud ni de Lacan, mais qui était de Martin Gray :



- Les voies du  hasard

Et m
a première rencontre avec lui fut assez curieuse. 
Ce mois de février 1991, je vais, comme d’habitude, à ma séance de psychanalyse, et cherche à garer ma voiture à peu près au même endroit. En conduisant, une idée étrange me vient à l’esprit : Il faut que je marche, alors que je n’ai pas envie de marcher !
Pourquoi dans la vie fait-on des choses que l’on à pas envie de faire, ou se sent-on comme étrangement " guidé " ? 
Pour marcher, je décidais de me garer un peu plus loin, seulement voilà, emportée par la circulation, je m'éloignait un peu trop et je constatais que j’allais être en retard à ma séance de psychanalyse. Je n'arrivais plus à être maître de mon trajet et au bout du compte, je décidais de prendre la première place de libre qui se présenterait. Je pestais contre moi-même et contre cette drôle d’idée que j’avais eu de marcher alors que je n’en avais justement pas du tout envie !
Arrivée près de la librairie Les Volcans je vis une place que je pris immédiatement. J’étais loin du cabinet de mon psychanalyste. Je mis un ticket de parcomètre et je marchais à grands pas. J’eus le temps d’apercevoir une affiche sur la porte de la librairie qui annonçait pour la semaine suivante, une vente signature par Martin Gray, pour son dernier livre « Entre la haine et l’amour », Ed Robert Laffont.
Ça alors ! Martin Gray à Clermont-Ferrand ! Tout en marchant vite, je me dis que se serait intéressant, mais que je ne pourrais pas y aller, car, comme tous les lundi, j’avais deux séances, dont une de contrôle, et que cette vente signature se passait à cette heure même. « Tant pis ! » Pensais-je, résignée.

C’est à cela que je pensais le lundi d'après,dans la salle d’attente de mon psychanalyste, ce mois de février 1991. Je savais que Martin Gray était dans ma ville. Pourtant, les pensées glissaient tranquillement dans ma tête : « C’est dommage, mais je ne peux pas y aller, car maintenant, il faudrait que je courre, vu l’heure ». Je ne suis pas non plus une fanatique des dédicaces, c’est tellement anonyme dans le fond ! Mais Martin Gray, ce n’est pas n’importe qui… J’avais suivi toute l’évolution de sa vie au fil des années… Une minute après, je me suis surprise à dévaler les escaliers, traverser la place de Jaude, enfiler une avenue, et arriver essoufflée à la librairie des Volcans où Martin Gray n’était pas encore là.
Dans la librairie, des personnes en majorité d’un certain âge s’agglutinaient en file. J’entendis quelqu’un dire : « Il est à Radio Puy-de-Dôme ». C’était normal, mais je commençais à m’impatienter. J’avais fais une fugue, et je risquais d’être en retard à ma deuxième séance. Je tentais de me raisonner pour tromper ma fièvre, lorsque tout à coup, une énorme crise de fou rire monta en moi : Je n’avais pas acheté son livre ! C'était original pour une vente signature ! Je me précipitais vers l’étalage et vers les caisses. Je me remis à l’écart, car les gens ne bougeaient pas.
Quelqu’un dit : « Ah ! Le voilà ! », et je tournais la tête vers l’entrée. Un homme assez grand de taille, les cheveux blancs, le visage buriné, entrait, souriant, simple et très présent :
« Messieurs Dames, bonjour ! ». A l’instant même, j’eus l’impression tranquille de le connaître depuis toujours, et je sus qu’il fallait que je continue à le voir ensuite, et faire quelque chose avec lui.
Il s’installa et commença à signer. Quelques paroles basses échangées, silence…. Je tentais désespérément de rentrer dans le rang et n’y arrivais pas. Gênée, j’allais et venais vers les gens serrés comme des sardines, qui ne voulaient pas me céder un centimètre. Je constatais aussi le comique de la situation. Enfin, deux personnes me prirent en pitié et libérèrent un espace.
Martin Gray leva la tête et dit : « Je suis entrain de dédicacer mon livre, mais est ce que l‘un d’entre vous l’a lu ? ». Silence de plomb dans l’assemblée.
Je me jetais à l’eau et surgissant du rang je m’exclamais : « Monsieur Gray je n’ai pas lu votre livre, mais je sais de quoi il parle. Vous voulez sans doute dire que nous sommes responsables de ce qui nous arrive et de ce qui va nous arriver ! ». Et je restais interdite. Il me regardait, je me sentais paralysée. Qu ‘allais-je ajouter ? Je me voyais comme dans un film, étonnée de mon audace ! Il acquiesça, et lorsque mon tour arriva, j’épelais mon nom avec dureté pour masquer mon émotion, et nous nous parlâmes. Il me demanda ce que je pensais des jeunes et de l’avenir. Son regard semblait me transpercer et être ailleurs en même temps. Sous ses yeux bleus, j’étais fascinée, je transpirais et lui répondis comme je pus..

Lorsque je repartis avec mon livre dédicacé, j’avais des ailes, invisibles pour le commun des mortels qui n’avait pas eu la chance de le rencontrer, mais moi, je les sentais.
Car Martin Gray est une personne aux vibrations élevées, un alchimiste de la souffrance, et qui s’exprime en langage simple et direct. 
Je dévorais, la nuit même « Entre la haine et l’amour ».
Je lui écrivis une très longue lettre sur ma vie, sur la déportation, son livre.
L’année qui suivit, je continuais à lui écrire de temps en temps. Lorsque je lui écrivais, je me montrais à lui telle que j’étais mais en élaguant une part de mon pessimisme, de mes tendances dépressives. Mais Martin Gray a appris à lire entre les lignes ! Cependant dans la montagne de courrier qu’il recevait, j’étais un brin d’herbe parmi les autres, une brindille dans son arbre immense.
Comme beaucoup de gens, je désirais profondément le revoir, et un ami qui le connaissait lui téléphona et lui parla de moi. Martin Gray ne se souvenait pas, bien sûr. Alors le sort s’acharna sur moi. Il me mit à plusieurs reprises en présence de personnes qui l’avaient côtoyé, et qui m'en parlaient. Ce qui ne s’était jamais produit dans ma vie auparavant. Plutôt que d’y voir un signe positif, je me dis que le destin se jouait de moi. Car voici que tout à coup je croisais des gens qui l’avaient rencontré ou qui avaient été chez lui.
Lorsque j’allais chez ma grand-mère à Toulouse, une fois par mois, et que le ciel était clair, j’aimais me promener la nuit et regarder les étoiles. Je questionnais souvent le ciel et je me souviens d'un soir où je le fis au sujet de Martin Gray et ou par deux fois elle semblèrent me répondre « Oui ». J'étais étonnée..

- Le lâcher prise :

Le temps passait, le quotidien de la vie reprenait le dessus. 
Un jour, je compris que je ne reverrais plus Martin Gray. Après tous ces mois d’attente et tous ces obstacles, au bout du compte je me résignais sincèrement. J'acceptais. Aucune amertume ne teintait mes pensées. 
C’était déjà bien de l’avoir rencontré une fois ! Il y en à à qui cela n'était pas arrivé. Ses livres étaient ses messages, ses réponses et c’était déjà beaucoup.
Et je connu la puissance du lâcher prise, lorsqu’il est sincère. Que s’est-il passé au niveau cosmique, car il m’est difficile de parler de hasard ? Je ne le saurais jamais.

Car dix jours après cette acceptation (j'avais compté les jours ) , un ami, René, qui habite près de Vichy, me téléphona et me demanda si j'étais libre l'après midi. Si j'acceptais de lui faire un café. Il avait un ton un peu mystérieux..
A peine arrivé, avant même de franchir le seuil de ma porte il me dit  : « Dis-donc, je viens de recevoir ce matin une lettre d’un ami dont je n’avais plus nouvelles depuis au moins cinq ans. J'étais très surpris ! Je ne t’en avais jamais parlé ? Il s’appelle Alexandre Lucas. Il anime des stages de Pensée Positive à Nantes où il habite. (René plongea la main dans sa sacoche). Il s’intéresse à Martin Gray et organise, au mois de juillet, un voyage d’étude chez Martin Gray. Je n’irais certainement pas. Ça t ‘intéresse ? ». Il souriait, et me tendit une enveloppe couleur jaune soleil.
Ce fut ma première visite chez Martin Gray. Bien d’autres s’ensuivront.
J’imaginais le trajet de cette lettre : Quelqu’un qui ne me connaissait pas, qui n’avait plus donné signe de vie depuis cinq ans à René, avait eu l’idée de lui écrire, de Nantes. Ce bulletin d’inscription était arrivé à 50 kilomètres de chez moi, à St Priest Bramefan, dans l’Allier et était parvenu à mon domicile !

- " Nul ne guérit de son enfance " Aragon

Ma rencontre avec Martin Gray avait bouleversé ma vie. Je dévorais tous ses livres. Je m’accrochais à ses mots comme à des bouées de sauvetage.
Dans mes moments de solitude cela me soutenait. A force de lire certains passages de ses livres, je les connaissais par cœur, je pouvais les réciter. Je tentais de faire moi aussi l’alchimie de la souffrance, j’y arrivais tant mal que bien. Car c’est lui, le grand alchimiste. Mon admiration pour lui est sans borne. J’aurais voulu habiter sa région, le voir souvent, parler souvent avec lui, je savais que tout aurait été différent pour moi.
Il est l’idéal déjà croisé mais qui atteint son apogée. Il est le triomphe de la vie, quelles que soient ses entraves. Il est un modèle de résilience indicible. Mort et résurrection, Martin Gray est un Phœnix.
Il est la force que je n’ai pas, je ne suis pas lui soit, mais j’admire en lui cet amour de la vie, cet optimisme lucide, envers et contre tout.
Je cherchais à puiser tout cela dans ses livres. 

Lorsque je le rencontrais maintenant une fois par an avec René, chez lui au Tanneron, j’étais frappée par sa sagesse et sa simplicité.


Ses livres parlent d’amour, d’harmonie, de santé, d’écologie, d’équilibre entre l’homme et la nature, d'entraide lui qui à connu l’horreur, le sadisme, la perte des siens une deuxième fois par un incendie, la souffrance dont je n’aurais pas supporté le quart !
Dans mon marasme, je tentais de comprendre pourquoi il est ce qu’il est et pas d’autres, pas moi. Danger des comparaisons : Des réponses me venaient, toujours insuffisantes.

Dans la rivière translucide de ses mots, j’y trouvais des pépites d’or : L’espoir

Certaines polémiques ont vu le jour au sujet de l'exactitude de ce qu'il à écrit au sujet des camps, ou de Varsovie.. Il y aura toujours des gens pour critiquer. Tous ces débats ne sont pas surprenants. Et ces polémiques sont si médiocres que je ne veux pas insister là dessus afin de ne pas leur donner l'importance qu'elles n'ont pas.
Si des gens le critiquent, c'est qu'ils ne l'ont pas connu. Et ce qui est important au bout du compte, c'est ce qu'il aura apporté aux gens lors de son existence.
Et ces polémiques médiocres ne peuvent pas atteindre ceux qui ont l'aura de la résilience, du dépassement de souffrances abominables, de destins extrêmes.
Les critiques sont inutiles : Son témoignage, il en avait déjà cher payé le prix.
Il à tant apporté à tant de gens ! Tant de gens l'ont aimé ! Car comme le dit si bien Jacques lacan, psychanalyste : " Celui à qui je suppose un savoir, je l'aime ". Mais lui aussi à tant aimé les autres !
Il à passé sa vie à crier que l'horreur peut recommencer, à avertir les gens de cela, à tenter de les informer comment éviter ces situations inhumaines. Il ne voulait pas que les autres vivent ce qu'il avait vécu. Il voulait nous en préserver. Il s'en était donné la mission, il l'à très bien menée.

Lorsque je le rencontrais nous parlions aussi de l'après vie.

Dans un de ses livres, peut-être le moins connu, « Le nouveau livre »j'avais  découvert qu’il croyait à l’après vie. Au sujet du mot « mort », il avait écrit : « Car la mort est une seconde naissance » et au sujet du mot « Ecoute » :

« Une autre fois, tu as eu, peut-être un dialogue avec un être humain que tu aimais et qui à disparu. Cela s’est produit pour moi. Pourquoi pas pour toi ? »

J’aime ce livre, qui est une plongée dans le monde invisible, l’intuition, l’au-delà, sans intellectualisme, uniquement forgé par la réflexion d’un homme que la vie n’a pas épargné, et qui a gardé l’espérance !
Même habitant dans une autre région, Martin Gray était extrêmement présent pour moi. Il était le colosse qui me protégeait, peut-être contre mes propres démons, qui me rassurait. Je lui écrivis un jour, au sujet de « Au nom de tous les miens » : « Je brandirais votre livre comme on brandirait une croix ». Car c’est un livre de lumière. Il témoigne de tant d’âmes emplies d’amour !

Mes rencontres avec lui étaient un pansement, sans pourtant guérir tout à fait, sur les blessures d'une enfant et adolescente choquée par le destin terrible d'un ami du passé.. Et cela je n'en prendrais conscience que progressivement..






Ci dessus : Ma première visite chez Martin Gray

Martin Gray à été la voix des siens, et de tous les autres. Il n'est pas le seul à avoir écrit sur la déportation, certes... Mais c'est lui que j'ai rencontré..

Certains n'ont pas pu parler de leur déportation et je le comprends. D'autres l'ont fait. Chacun réagit comme il peut..
Martin Gray à additionné sa voix avec celle de quelques autres pour dire qu'il faut toujours espérer malgré les " animaux à visage d'homme "et qu'il faut faire barrage à la haine. Il à été vers les autres, à multiplié les rencontres, les conférences, tenté de trouver des solutions pour que l'amour soit plus fort que la haine...Pour que cela ne recommence pas.

Il avait un tel amour des autres et combien je le remercie de ces moments avec lui dont il m'à fait le cadeau. Et qui resteront à jamais dans mon cœur.
Il avait même désiré qu'un de mes manuscrit soit édité, alors que je ne le lui avait pas demandé.
Il l'avait présenté deux fois chez un éditeur mais cela n'avait pas été possible. Le sujet traité n'était pas assez vendeur. Pour certaines raisons, maintenant je me dis que c'est bien comme cela.


- La vie renaîtra de la nuit :


Depuis le début de cette année 2016, je craignais sans me l'expliquer, le proche départ de Martin Gray. Pourtant, je n'avais pas de ses nouvelles directement. Je lui écrivais mes vœux par facebook.
Lorsque j'ai apprit son décès, j'ai été assommée et cela m'à plongée dans tant de souvenirs.. puis je me suis ressaisie.
J'ai envoyé un SMS à René qui m'à répondu : " oui, c'est notre a-venir à tous; de Martin Gray, en plus d'un destin qui dépasse ma compréhension objective limitée, reste une destinée humaine exemplaire. René "

Je me suis ressaisie en me disant qu'il nous faut bien partir un jour, chacun à notre tour ....Cela est tolérable lorsque c'est à un âge acceptable. Martin Gray aurait pu vivre encore un tout petit peu, comme dit Jean Ferrat, mais c'est ainsi.

Lorsque qu'une personne est dans notre cœur, elle ne part pas dit on, elle ne peut pas vraiment nous quitter..C'est vrai..

Mais il y encore autre chose : La mort n'est pas la fin. Notre vie continue après notre mort, je ne le crois pas, c'est une certitude.
Bien sûr c'est une séparation douloureuse parfois insupportable, pour les proches, pour ceux qui restent. Mais elle n'est pas l'anéantissement de la personne qui est partie !

J'ai eu trop de messages en transcommunication instrumentale ( TCI) pour ne plus en douter.. Et d'autres phénomènes.
Mais surtout par la TCI. Là, ce n'est pas une croyance, une hypothèse, c'est une réalité. A tel point et je le dirais encore et encore que lorsque plus tard j'éprouvais d'autres deuils, il est arrivé un moment où je n'avais plus besoin de faire de la TCI pour me rassurer sur le problème de la survivance des gens.

Ceux qui ont la passion de l'ignorance refuseront ces affirmations de ma part, les autres peuvent avoir la curiosité de vérifier. Et d'autres savent..
Je dis que ceux qui nient ces phénomènes maintenant, ceux là n'ont plus d'excuses ! Car rien ne les empêche de vérifier, rencontrer des gens qui ont eut des messages, se documenter, je ne sais encore.. Qu'ils fassent quelque chose mais qu'il le fassent sérieusement. C'est pour cela que je parle de "passion de l'ignorance "

A moins que ce ne soit un prétexte...chez certains prêtres par exemple, qui se sentent court-circuités par les expérimentateurs en TCI, par rapport à leur pouvoir, au pouvoir de l'église, qui...... etc.. Mais ça c'est un autre débat.

On parle de la mort comme de la nuit. Mais si je vous disais que c'est la lumière ? Une lumière éblouissante  et aimante ? Beaucoup de témoignages à ce sujet. Moi-même, j'ai fait une NDE en 2006.

Ceux qui viennent de partir ne sont pas très loin et lorsqu'on parle d'eux ils sont là !

J'ai lu des articles émouvants : " Martin Gray à rejoint les siens ". Oui.. Mais ceux qui restent, sa femme, ses enfants, les gens qu'il à aimé dans sa vie privée ne sont pas lésés pour autant..

Un jour, ils le rejoindront aussi, même si d'autres les ont précédés. 
Parce que l'amour, de l'autre côté, en se partageant, ne se divise pas
mais au contraire se multiplie..
L'amour qui à existé reste toujours l'amour et s'amplifie

C'est une autre existence, une autre conception des sentiments ou tout se magnifie..

La nuit, le noir, l'ombre, c'est ici. La lumière, c'est la vraie Vie. C'est ce qu'avait comprit Saint Augustin, (même si on pleure quand même) dans une magnifique prière..
Je ne veux imposer nulle religion aux gens mais sa vision de l'au-delà est magnifique, même si ce n'est pas mon théologien préféré..



Lien précédent sur Martin Gray  (cliquez) :
http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.fr/2012/06/1-des-nouvelles-de-martin-gray.html

vendredi 22 janvier 2016

1. Bonne année 2016 à tous !

Le blog Passion gitane vous souhaite une très bonne Année




En ce mois de janvier 2016 et malgré certains événements inquiétants ou tragiques on se doit de rester optimiste, mais surtout de prendre conscience de la nécessité de l'entraide, de la solidarité entre les gens et entre les peuples.
De prendre conscience de la nécessité de l'amour et de la tolérance et les attentats sont là hélas, pour nous le rappeler, mais ce serait bien si notre cœur pouvait s'ouvrir plus spontanément..
Espérons que lors de cette année nouvelle nous nous dirigions vers plus de lumière intérieure, plus d'élévation. Outre les vœux habituels de Bonheur, Santé, Prospérité, j'y ajoute ceux de l'amour et du respect pour tout ce qui nous entoure et en particulier notre mère Terre. D'où mes vœux verdoyants..

Et cette élévation dont je parle se retrouve aussi dans l'art.. Pour moi, en ce moment, c'est à travers le flamenco, à travers une danseuse qui fait alliance de la terre avec le ciel, qui vole presque même parfois ( on la voit à divers endroits dans la vidéo intégrale plus bas ) que je ressens tout cela. Elle est la grâce et la noblesse..Elle est d'ailleurs surnommée " la bailerina mistica "

Je pose déjà un court extrait et dès les premières secondes, c'est sublime ! Son nom est Prado Jimenez

 Prado Jimenez.  Tel un oiseau qui va prendre son envol :



Peut-être que pour faire en sorte que les gens et la terre aillent mieux il nous faudrait écouter ce que les amérindiens ont à nous dire... Lors d'un mail que j'ai reçu, Le président de l'Association dont je fais partie l'à fort bien exprimé. Je vous transmets un extrait :

".......Le destin des Indiens d'Amérique annonçait celui de l'ensemble des habitants de la planète. Combien de peuples assistent impuissants à l'anéantissement de leurs environnements, de leurs ressources et de leurs cultures. Les premiers habitants des Amériques étaient des sages, ils savaient que le cœur de l'homme éloigné de la nature devient dur. Ils savaient que l'oubli des égards à tout ce qui pousse et à tout ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. L'estime de soi et des autres commence d'abord dans notre façon d'agir, la sincérité de nos paroles et la valeur de nos engagements et de nos promesses.

 La perspective de pouvoir avec l'année nouvelle, effacer ce qui nous gène et remettre les compteurs à zéro, facilite sûrement l'acceptation d'une certaine réalité. On se dit que l'on peut toujours rêver et surtout faire mieux. Gardons l'illusion qu'au delà des horreurs passées s’élèvera un monde meilleur. En début d'année on ne court plus pour rattraper le temps perdu à faire ce que l'on n'a pas fait, on le devance. Mais le temps nous est compté et si nous devons agir c'est maintenant.

 Merci à tous ceux qui depuis la création de notre association ont apport leur contribution et ont ainsi participé à l'atteinte de nos objectifs.

Créer un pont entre les natifs américains et nous autre européens pourrait être un bon exemple pour ériger de par le monde des centaines de ponts visant à la cohabitation de toutes les cultures. Une cohabitation pour l'épanouissement de tous, pour que les connaissances et les compétences de chacun ne s'affrontent pas mais s'additionnent. Je vous souhaite d'accomplir vos inspirations, de vivre heureux en famille et avec vos amis....." Christian Larqué, président Association Four Winds

Alors soyons aussi artistes de notre vie et...continuons à danser !

Vidéo intégrale de " Vertiges, du flamenco à la transe  " de Tony  Gatlif.
Peut de regarder par séquences.


Et encore


jeudi 24 décembre 2015

1. Joyeux Noël malgré ce monde de fous !




En cette veille du jour de Noël, sachons garder un esprit positif malgré tout !
 Noël est pour moi une fête religieuse. Même si des gens la font plus par "tradition" que par foi. Une tradition dont ils ont oublié l'origine ou le sens.

 Mais il vaut mieux cela que ces "fous de Dieu ", ceux qui tuent justement sous le prétexte de Dieu, ce qui est un blasphème, un acte abominable.. Ceux qui sont manipulés le sont, soit ! Mais ceux qui les manipulent sont bien plus coupables aux yeux de Dieu ainsi que ceux qui entretiennent cet état de fait par des actes politiques scandaleux.

 Je ne vais pas m'attarder sur ces monstruosités sauf pour dire que lors de ces fêtes, je n'oublierais pas toutes les victimes de ces attentats ainsi que leurs familles et amis.



Et je vais vous donner un secret de joie : Si les circonstances le permettent, si vous le pouvez, mais il suffit d'essayer, invitez un SDF chez vous, offrez lui le gîte et le couvert.. Sans l'abreuver de question ( la personne n'est pas invitée pour subir un interrogatoire ) et en vous disant que vous êtes à son service..Vous ne pouvez pas savoir la récompense que vous aurez en retour ! Vous éprouverez une JOIE inimaginable et oserais-je le dire ? Peut-être supérieure à celle que vous vouliez offrir..Et cette joie sera ensuite comme une nostalgie que vous voudrez retrouver.. Comme un manque presque !
 Des tas gens le font, je l'ai fait, je vous garantie la JOIE !
 Donner c'est recevoir...

 Je pose un chant de Noël que j'aime beaucoup et qui me rappelle tant mon papa, lui qui chantait si bien..



En parlant des SDF ou des nécessiteux, il y à une gitane que je ne connais pas, pas encore, qui sait.. et que j'admire tant elle se dévoue à la cause des Rrom !
Elle s'appelle Esméralda Claire Romanez Rodemet.


Elle est Présidente de l’association Samudaripen pour la mémoire des camps d’internement des tziganes en 1940 etDéléguées aux droits de l’homme pour la communauté rom au Conseil de l’Europe.


A se demander si elle peut laisser une place à sa vie privée, je pense que oui mais cela ne doit pas être toujours facile ! Il y à tant d'amour en elle pour les siens, pour tous ces Rrom, que je me dis qu'elle doit souvent malgré de dures conditions parfois, recevoir des joies immenses..
Qu'il pleuve ou qu'il vente, elle est là, sur le terrain.
Ce que je fais moi ou d'autres, c'est tout petit à comparer de ce qu'elle fait.. Mais pas inutile quand même !




Ceci pour dire quand même que l'on soit croyant ou athée, ce qui compte, c'est l'amour que l'on donne autour de soi, car même les athées sont pour moi, c'est mon opinion, des enfants de Dieu..

Je termine par une chanson rom très gaie, haute en couleur et intensité, interprétée par Esma Redzepova (j'ai déjà posé des vidéos ici )  en vous disant à bientôt ! 

 Esma Redzepova - Caje sukarije



Joyeux NOËL encore !


samedi 10 octobre 2015

1. Leny Escudero n'est plus. Il est mort le bohémien..

Un grand de la chanson française s'en est allé hier à 82 ans..


Comme Jean Ferrat, Leny Escudero n'aimait pas les paillettes et le monde du show biz. Si bien qu'il à fait sa carrière en toute discrétion, en toute simplicité, en toute humilité.
 Auteur compositeur et interprète, Leny Escudero était un chanteur engagé qui nous à laissé de très belles chansons. C'était un poète aux textes magnifiques et à la voix vibrante, avec une sensibilité à fleur de peau,  qui n'avait pas composé que " Pour une amourette ". 

De père gitan et de mère marrane, Leny Escudero poète libre et révolté par les injustices à marqué la chanson française. Il fait partie des grands et j'espère que beaucoup le découvriront maintenant.. C'est pour cela que j'ai déjà parlé de lui deux fois dans ce blog.
 Un lien pour sa biographie :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Leny_Escudero



Voici une vidéo qui nous fait entendre ses meilleurs succès :




Ajoutée le 1 févr. 2015 Leny Escudero - « Chansons françaises des années 60, Vol. 1 » (Album complet) 00:00:00 « Pour une amourette » - Leny Escudero 00:02:16 « Ballade à Sylvie » - Leny Escudero 00:04:31 « Quand on cesse d'aimer » - Leny Escudero 00:06:46 « Parce que tu lui ressembles » - Leny Escudero 00:10:02 « Rupture à cinq temps » - Leny Escudero 00:11:48 « Vingt ans après » - Leny Escudero 00:15:06 « Il faut vivre » - Leny Escudero 00:17:25 « On avait fait » - Leny Escudero 00:19:48 « A Malypense » - Leny Escudero 00:22:34 « Tu te reconnaîtras » - Leny Escudero 00:25:25 « L'arbre de la vie » - Leny Escudero 00:28:21 « La malvenue » - Leny Escudero 00:31:49 « Nous n'aurons pas le temps » - Leny Escudero 00:34:28 « Rue de Belleville » - Leny Escudero 00:36:59 « Stéphanie » - Leny Escudero 00:40:05 « Merci tout petit » - Leny Escudero 00:42:36 « Toi fais comme si » - Leny Escudero 00:44:55 « Tout ce qu'il a fallu » - Leny Escudero 00:47:26 « Il n'en restera rien » - Leny Escudero 00:50:28 « Ce désamour » - Leny Escudero 00:53:49 « Parce qu'elle m'a dit » - Leny Escudero 00:56:38 « Clovis est revenu » - Leny Escudero 00:59:31 « Quand » - Leny Escudero 01:02:13 « P'tit frère » - Leny Escudero 01:04:15 « Viens je t'emmène faire un tour » - Leny Escudero Abonnez-vous à la chaîne « Mon patrimoine musical ™ : Chansons et variété française et internationale » https://goo.gl/Qe3AAB

Liens précédents où je parle de lui (cliquer) :
  http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.fr/2012/02/4-la-colere-de-leny-escudero.html

http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.fr/2011/06/1-la-vie-la-mort-lamour.html



Il nous laisse des trésors...

mardi 22 septembre 2015

3. Au cœur du flamenco avec Paco el Lobo

J'adore l'ambiance de cette vidéo..

J'ai donc été assister à un concert de Paco le 6 septembre, à quelques kilomètres de Clermont-Ferrand, à l'Arthe café.
Tout était en place de telle façon que cela me laisse un souvenir impérissable.
D’abord le quotidien d'où je sortais, souvent cauchemardesque et qui faisait que j'étais heureuse de m'envoler.
Dès mon arrivée : Un portrait de Jean Ferrat dans la salle. Je me sentis bien !
L'ambiance était presque familiale..et puis Paco.

C'est très difficile pour moi d'écrire un article sur Paco el Lobo, premièrement parce qu'en ce moment c'est bien trop chargé d'émotions et puis parce que je ne suis pas savante. Je laisse la place aux connaisseurs du flamenco pour le faire, dans leur vocabulaire pro...Et cela ne manque pas..

J'ai déjà parlé de Paco dans ce blog. Je mettrais les liens à la fin.

Accompagné de sa guitare, il à raconté le flamenco comme je dis souvent, le tout ponctué de chants et d'humour.
Il y eut un moment qui m'à bouleversée, j'aurais presque pu pleurer; c'est lorsque qu'il à prit un verre et une petite cuillère et à entonné un martinete. Décidément, j'aime la voix humaine souvent a capella. C'est pour cela que j'aime aussi les chants corses... entre autre..

Maȟpíya Lúta - Red Cloud

Son spectacle à été pour moi à la fois familier et plein de surprises. Plein de surprises aussi bien dans sa teneur qu'au niveaux des émotions que cela déclenchait en moi.

Au moment où le flamenco et les indiens reviennent dans ma vie comme un cadeau du ciel, je ne peux le dire autrement, Paco el Lobo à interprété un chant sur un poème de Red Cloud, en tango flamenco...Musique de sa composition.
Ce qui m'à plu, c'est que Paco à prit bien soin de parler de Red Cloud en le nommant par son nom lakota. 

Voici le lien pour l'entendre  :
cliquer ou copier ce lien dans votre barre puis sur "chief red cloud"
http://paco-el-lobo.skyrock.com/player_music.html



Et pour parachever le tout, et bien, comme je disais, tout y était..

Georges Brassens aurait été ému et surtout emballé par l'interprétation de La mauvaise réputation à la façon Paco el Lobo.. A peine terminé, ce fut un tonnerre d'applaudissement et j'ai cru que j'allais exploser !
Extrêmement brillant...
Mais qu'est qui ne l'est pas chez Paco ?

Au retour j'ai eu droit, dans les bois, à un jeune chevreuil affolé qui fuyait presque devant mes phares. J'avais peur de l'écraser. Bien qu'ayant les vitres fermées et comme cela durait trop, je lui parlais et lui dit à un moment d'aller se réfugier dans le fossé. Coïncidence ? Il  le fit aussitôt.
Cela me rappela ce loup magnifique, surgissant d'un fossé et heurtant violemment la voiture où nous étions quatre, dans les bois du col de la Moreno, alors que nous allions à une réunion très tard en hiver, de l'ex association Amitié Franco Lakota Dakota. Véridique !!!
Le loup à fait un vol plané au-dessus de la voiture et est retombé mort derrière nous. La voiture absolument complètement défoncée et inutilisable...Gendarmerie, dépannage etc...

Comme je le disais, j'ai aimé atmosphère de cette vidéo ci-dessus, je suis contente de l'avoir trouvée...
Un Paco el Lobo hors de la scène, dans un cadre bucolique. Et cette vidéo me renvoie à mon enfance et mon adolescence. La campagne...

Un peu de biographie :
Passionné très tôt pour le Flamenco, il fréquente les fêtes et les tablaos où il fait la connaissance de vieux chanteurs.Initié au cante jondo par les maîtres Pepe el de la Matrona, Rafael Romero et Juan Varea, il se spécialise également dans le chant pour la danse, ce qui lui apporte une grande maîtrise du compas et des palmas.
Parallèlement, il étudie la guitare flamenca, et fait partie de nombreux ballets et compagnies flamencas, passages obligés pour compléter sa formation.
Il a au cours de sa carrière, crée plusieurs groupes au sein desquels il réunit des musiciens et des danseurs.
Comme professeur et musicien, il participe à de nombreux stages de danse, de guitare et de chant flamenco.

Invité par différentes formations, il s'intègre tout en respectant les traditions flamencas et explorant des voies nouvelles ". extrait de son site..

" Ce qui frappe d'emblée chez Paco El Lobo, c'est une virtuosité instrumentale étourdissante qui lui permet tous les rythmes, toutes les couleurs. C'est aussi une voix irréelle, comme surgie de la mémoire collective du flamenco. Elève de Pepe de la Matrona, Rafael Romero ou Juan Varea, il s'impose comme le digne héritier des légendes du flamenco, doté d'une connaissance phénoménale de cette musique aux richesses infinies ".

Un concert que je ne suis pas prête d'oublier...

Lien où j'ai certainement mieux parlé de Paco :

lundi 14 septembre 2015

2. C'est pas comme d'habitude avec Jino Bissiere.

Jino Bissiere et les Gipsy Lovers bien sûr !

 C'est vrai que j'en avais un peu marre de cette chanson, comme beaucoup, à force. C'est la chanson qui à été la plus interprétée dans le monde entier !

 Et voilà un miracle ! Tout à coup quelqu'un l'à reprise à nouveau et c'est MERVEILLEUX ! Oh ! Comme c'est beau !
 Jino Bissiere et les Gipsy Lovers lui ont donné un nouveau souffle !
Il n'y à rien d'autre à dire...



Mais c'est pas fini... Comme dans la pub... Restons avec lui, eux, pour écouter leur version de Stand by me, que j'ai souvent écouté et réécouté le soir avant de m'endormir, tellement que cette version originale me faisait du bien, tout simplement !



Mais qui sont les Gipsy Lovers ?
Lire en dessous.


Merci à Jino Bissiere et son groupe, les Gipsy Lovers, pour nous procurer tant de plaisir à les écouter.


mardi 1 septembre 2015

1. Message d'Isabelle Lionnet du 29 aout 2015 et transcommunication


" bonjour ma petite maman ... c'est ton état de fatigue (physique et morale) qui a interrompu nos "relations" mais nous sommes toujours là, encore plus présents dans ce monde trouble, perturbé ... vous êtes sur le fil du rasoir et il faut beaucoup de prières, de bénédictions, de pensées positives pour contrer tout ce négatif qui amplifié par les médias, essaie de détruire la lumière, le soleil de vos âmes. la tâche est difficile, nous en sommes conscients, mais tenez bon ! "on croit que tout est fini ... et soudain un rouge-gorge se met à chanter" (bis repetita) courage, ma petite mère chérie, courage à vous tous qui êtes dans le désarroi ... notre amour veille sur vous ! encore et toujours. Haut les coeurs !" Le 29 août 2015 " Et ressourcez-vous dans votre jardin secret ... qui est au fond de chacun de vous ... qui que vous soyez !"

Voilà un message qui tombe à pic ( drôle de coïncidence ) alors que j'affronte de sacrés problèmes et ce billet et aussi destiné à ceux qui sont dans la difficulté. Ce message est arrivé dans ma boite aux lettres aujourd'hui, le 1er. Bien sûr, il n'est pas long et se veut "léger" mais c'est à la fois volontaire et aussi parce-que le canal d'Isabelle, sa mère, est moins " aisé " à cause de la fatigue de Madame Anne-Marie Lionnet. Cela faisait longtemps qu'il n'y avait plus eut de messages. Cela fait du bien..

 Transcommunication instrumentale :

 Si la modestie des deux messages dont je vais parler peut aider quelqu'un..que je ne nommerais pas... Il y à plusieurs années, alors que je faisais de la TCI et sans demander quelqu'un de précis, j'appelais cela " micro libre " c'est à dire que je laissais la possibilité délibérée à n'importe qui dans l'au-delà d'intervenir, le but étant l'échange, avoir un contact entre les deux mondes.....j'ai eut une surprise.

 Il y à quelqu'un que je n'avais JAMAIS appelé en TCI ( et que je n'ai jamais connu de son vivant ) mais que j'admire beaucoup. Mais ce n'est pas autre chose que de l'admiration, je préfère le préciser.
Or souvent, des entités interviennent sans qu'on les sollicite. Qu'on les connaisse ou reconnaisse ou pas. Soit parce qu'elles sont contentes de pouvoir échanger, soit parce qu'elles ont un message à faire passer..Pour le transcommunicateur(trice) ou pour quelqu'un d'autre..
Et le temps n'existe pas de l'autre côté (passé, présent, avenir) comme ici bas...L'éternité, c'est une notion ... euh...Je ne peux pas l'éprouver sauf avoir VÉCU un moment cet état et en avoir eut la révélation et la certitude, mais çà, c'est à un autre moment, un autre phénomène.

 Il faudrait que je retrouve les deux cassettes (que j'ai toujours bien sûr mais..) pour dire la date de ces deux messages, le support sonore (bruit blanc ou ambiant ou langues étrangères), je ne sais plus. Je rechercherais, dans mes notes pour retrouver la cassette numérotée.

 Une voix masculine, déterminée, forte, comme si la personne était dans la pièce, donc pas de murmure ou souffle ou je ne sais, s'exclame :

 - " COUSINE ! "
 A la réécoute, je me dis : " tiens, ça c'est un gitan mais je ne reconnais pas la voix pourtant très audible.. Qui c'est ?" Je demande. Bien sûr, pas de réponse. C'est logique.
N'importe qui peut se faire passer pour n'importe qui dans l'au-delà et ce n'est pas une preuve..Et beaucoup le savent, donc ils s'y prennent autrement.

 Je réécoute plusieurs fois, intriguée, mais rien ne me vient comme déduction.. Puis je n'y pense plus..
 Mais le Monsieur là haut avait bien comprit que je ne l'avais pas reconnu. Or il m'aime bien (j'avais écrit des petits trucs sur lui, et cela à du lui plaire), donc quelques temps après, toujours TRÈS audible, il insiste :

 - " COUSINE ! (petit temps de silence) CO QUINE..." ton affectueux.

 Je me dis " Mais qui c'est ? " Je cherche en vain et aucune réponse ne me vient..
 Un jour que je faisais quelque chose dans mon appartement et que je pensais distraitement à ce message, l'évidence m'est tombée dessus !!! Mais bien sûr, c'est......c'était lui !!!! Et j'ai pu comparer sa voix et je ne dirais ici pas comment..Pour ne nommer personne..
Alors on va dire qu'à 95 °/° j'ai la certitude que c'est lui..

 Bien sûr c'est un petit coucou affectueux qui ne concerne que moi (les personnes saines interpréteront ce message sainement, les autres ne sont pas intéressantes). Qui ne concerne pas ses enfants ou un de ses fils qui à actuellement des difficultés..Ce n'est pas un message d'une haute teneur spirituelle, mais à ce moment ce n'était pas le but.
Mais je me suis décidée à dire cela aujourd'hui, et si ce message est "amusant " et bien, il aura eut l'avantage d'amuser ceux qui lisent ce billet, mais aussi de prouver que la vie continue après la mort. L'amour continue après la mort et il aime ses enfants, ils peuvent lui parler mentalement mais il ne peut pas résoudre tous les problèmes à leur place, mais il peut les accompagner et s'ils sont attentifs, les guider, spécialement un..
 J'ai ensuite essayé de rentrer en contact avec lui, mais rien.. Je n'ai pas insisté..Pour l'instant..Voilà... Mais comme dit Isabelle, " et soudain un rouge-gorge se met à chanter "..Et merci pour le jardin secret Isabelle, parce-que j'allais laisser tomber ..
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___________________
Avertissement : Il se peut que je sois temporairement déconnectée d'internet, à cause de certains problèmes, mais..soudain le rouge gorge se mettra à chanter..

jeudi 16 juillet 2015

2. Un bel été à vous tous !

Je vous souhaite un bel été à tous et pourquoi pas pour certains en Camargue ?

Voici une belle vidéo à regarder suite au reportage sur Arte, où l'on retrouve des images magnifiques et émouvantes à propos de José Reyes, des Kings Of The World et de Canut Reyes. 29 mn 31
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Un beau voyage intérieur aussi...



Respirez...


dimanche 5 juillet 2015

1. Hommage à Joseph Baliardo - Manéro de Plata

Un 5 juillet, Manéro nous quittait. Un diamant nommé Manéro...

Cette vidéo est trop belle pour que je ne la pose pas !

 De la musique, il m'en avait envoyée.. Il avait composé des petits airs de guitare pour moi et un jour, j'ai eut la surprise de recevoir un colis postal avec une cassette, que j'ai toujours. Sa voix au début : " C'est pour toi cousine ! " C'était très émouvant..

Sa voix au téléphone lorsque j'étais descendue dans le sud pour des affaires familiales urgentes. J'avais fait aller-retour. Quelqu'un avait du m’apercevoir et le lui dire. A peine arrivée chez moi, le téléphone sonnait et il riait en me disant : " Alors, tu viens dans le sud et tu ne viens pas voir la famille ? "

Chez lui, j'étais bien aussi. Assise en face de lui, recueillie, je l'écoutais jouer. Moments magiques : On aurait dit qu'il priait..

Nos fous rires pendant des années, souvent grâce à son frère Luis ( Antonio de Plata ) lui aussi trop tôt parti..et dont on ne parle pas assez..

Qu'est ce que j'ai pu rire ! Qu'est ce que nous avons rit !



Toutes ces années heureuses en fait, je les leur doit aussi !

 Je ne me fait pas trop de soucis pour Manéro dans l'au-delà.
Ce n'était pas un saint, mais je ne suis pas une sainte moi-même. Quelle importance !

Mais il à tant donné de tendresse autour de lui qu'il doit nager dedans...

" C'est merveilleux Molly ! L'amour qu'on à en soi, on l'emporte avec soi " Sam, dans Ghost.

 L'amour, dans son sens le plus large. Peu importe d'ailleurs..

On t'aime Manéro ! On t'aimera toujours !
J'espère que tu l'entends !


mardi 9 juin 2015

2. Les amers indiens; rappel pow wow à Ornans

CONTACT :
ASSOCIATION FOUR WINDS

association_4winds@yahoo.fr 


Les amers indiens 
ou quelques réalités dans les réserves comme celle de Pine Ridge (Lakotas )

"  Les enfants amérindiens sont confrontés à de nombreux problèmes et il est difficile pour eux de grandir heureux et dans un environnement sain.

Les valeurs traditionnelles Lakota  ont été remplacées par des valeurs non indiennes, avec ​​un style de vie qui a conduit aux pires statistiques en matière de santé, d'éducation, d'emploi, de logement, de droits juridiques, etc.

Comme un procureur américain l’a déclaré, «Le peuple Amérindien est celui qui est le plus défavorisé en Amérique".
Le Bureau de protection de l’Enfance de l'État du Dakota du Sud a déclaré que plus de 60% des enfants en famille d'accueil sont d'origine amérindienne. (La proportion des Américains autochtones de l'État est de 10%)
Des statistiques similaires s'appliquent pour la jeunesse autochtone dans les institutions publiques de justice pénale.

L’alcool et la drogue sont les principales causes de la rupture de l'unité familiale. L'alcoolisme touche 8 familles sur 10 dans la plupart des réserves et détruit les Amérindiens spirituellement, culturellement, émotionnellement, physiquement et politiquement depuis plus d'un siècle.
Ce mal persistant d’une génération à l’autre a causé un nombre élevé de syndrome d'alcoolisation fœtal (SAF) et ses effets, la toxicomanie, la bipolarité et d'autres formes de maladie mentale.

À l'heure actuelle, l'influence des gangs entraîne le plus de dégâts dans les comportements des jeunes conduisant à un nombre élevé d’abandon scolaire, de crimes, de problèmes de santé et de suicides.
Des programmes ont été mis au point sur ​​les réserves pour traiter cela, mais ils sont en deçà des besoins réels en raison de la complexité des problèmes ".internet
" Une tribu Sioux réclame 500 millions de dollars aux producteurs de boissons alcoolisées, responsables selon eux du taux d'alcoolisme élevé au sein de leur population "
Durée: 02:01


Pine Ridge Enfance Solidarité :

Et puis il y à des gens qui ne sont pas indiens mais qui essaient de faire quelque chose, même dans l'urgence, tout simplement aider à des besoins élémentaires !
Ils en faut des gens comme cela et ils sont bénis ! 
Pour ceux dont les fins de mois ne sont pas très difficiles et qui aiment les indiens, pas de problème, il suffit de cliquer sur le lien en dessous..
Je connais personnellement quelqu'un qui à donné régulièrement pendant des années à une Assoc alors que cette personne était au RMI. Mais cette personne n'est pas la seule, heureusement ! Il y en à plein comme ça : pourquoi pas vous ?
Ce que j'écris n'engage que moi, personne ne m’a mandée pour le faire..:)


SOUTIEȠ AUX EȠFAȠTS ET FAMILLES LAKȞÓTA !
Présentation
" Chaîne informative rattachée à l'Association Humanitaire créée en 2001,

"Piƞe Ridge Eƞfaƞce Solidarité", pour venir en aide et agir concrètement au côté du peuple Lakȟóta afin de répondre aux besoins URGENTS et primordiaux des enfants et familles de la Réserve de Pine Ridge "Oglála Oyáƞke" dans le Dakota du Sud aux U.S.A., en étroite collaboration avec l'Association américaine "One Spirit". Par son action, et sa présence régulière sur la Réserve, l'Association "Piƞe Ridge Eƞfaƞce Solidarité" souhaite être au côté du peuple Lakȟóta dans leur combat quotidien ".
Philippe Creveau, Président

SOUTIEȠ AUX EȠFAȠTS ET FAMILLES LAKȞÓTA
REJOIGȠEZ-ȠOUS !  AGISSEZ AVEC ȠOUS !
Piƞe Ridge Eƞfaƞce Solidarité : pres06.kazeo.com
Très belle vidéo de Pine Ridge Enfance Solidarité présentée par Philippe Creveau 12mn01



De l'eau contaminée à l'uranium :

Tout y passe, même le décor, la nature est polluée et cela bien sûr à une incidence sur les plantes, les animaux et individus si on y veille pas ! Et ce toujours au profit de certaines entreprises..

28 Sep 2014

Dennis Yellow Thunder
dit au ASLB*: "C'est à nous de défendre cette eau".

*ASLB : Atomic Safety and Licensing Board
Révélation de données minières secrètes ordonnées dans le Sud Dakota

Native Sun News lundi 1er septembre 2014-09-07 ( extraits)

La tribu Oglala Sioux et ses alliés ont gagné et se sont vu accorder la révélation de données secrètes au sujet de l’eau détenues jusqu’ici par les entreprises minières privées.

Rapid City : En réponse aux prières de  la Tribu Oglala Sioux et de ses alliés dans le cas fédéral pour révoquer l'octroi d'une licence à la mine d'uranium Dewey-Bardane, un panel de juges administratifs a ordonné le 20 août, la révélation par l’entreprise de rapports secrets concernant des puits de forage et  la géologie du site.

« Dans le contexte du litige ici présent, le Conseil constate que ces données sont appropriées
et doivent être divulguées. » a annoncé le président du Jury, Mr William Froelich

L’ordre se rapporte à plus de 1400 rapports de forage  , acquis par la compagnie
maintenant rebaptisée  Azarga Uranium Corp. après que la commission de régulation nucléaire (NRC)leur ait accordé une license qui leur permettrait le démarrage d’un projet situé sur le territoire du Traité de 1868 de Fort Laramie dans les  Black Hills au Dakota du Sud.

Hyde, le Fondateur de l’association pour les chevaux sauvages, a ajouté : "l'industrie d'uranium n'a pas de très bons rapports concernant le recyclage de l’eau et une des raisons est que l’on ne peut pas la recycler. Vous ne pouvez pas rejeter  toute cette eau  dans l'aquifère.
Je me fait du soucis quand à apporter de l’eau propre aux chevaux ici, mais cette eau polluée va aller jusqu’à la Nouvelle-Orléans. "

Moins de 10 citoyens qui ont parlé en faveur du projet pendant les sessions de commentaires. Plus de 50 étaient contre.

Lila Jarding, une experte de la politique environnementale de Rapid City , a fait savoir au
Jury que le projet manque de base économique saine, parce qu’il inclut une demande à l’état
pour 9000 gallons d’eau par minute pour permettre au demandeur d’utiliser une quantité bien supérieure d’eau souterraine que ne le fait la ville de Rapid City, la plus grande ville au Sud occidental du Dakota , et ceci au profit  d’une seule entreprise .

Dennis Yellow Thunder, membre de la tribu Oglala Lakota, a demandé aux intervenants de
mettre la main sur leur cœur pour sentir ses battements et à comparer le flux sanguin coulant à travers chaque cœur à l’eau courant sous la terre.

"Nous sommes très connectés à l'eau sacrée," a-t-il dit. "C'est à nous de défendre cette eau. Quand vous prenez votre décision, sentez ce battement de coeur," il a imploré les juges :

                                         "Aidez-nous. Aidez -nous à survivre  "

prit sur site Four winds

Petite conclusion :
Je n'ai fait qu'un survol de la misère qui règne à Pine Ridge.. Et pour ceux qui ont un esprit d'analyse, ils peuvent en déduire tout ce qui peut découler de cette misère.
Bien sûr, la misère existe à bien d'autres endroits dans le monde..Personnellement je pourrais parler d'Haïti...car j'en sais pas mal sur ce pays...
Aussi je ne peux que comprendre toutes les déviances qui naissent suite à cette misère et m'abstenir de " juger " .. Derrière mon ordinateur...
.

Mitakuye oyasin !

jeudi 4 juin 2015

1. Mariano De Delfina : Un beau souvenir !


Je pense souvent à Mariano..J'espère qu'il va bien !
C'était à l'époque où j'ai rencontré le regretté  Tonio Moraito de Alméria aux saintes Marie de la mer, il y venait, de Malaga, cinq mois par an.

Le jour où, pour la deuxième fois, le cœur tambourinant je retournais aux Saintes et me dirigeais vers le bar l'Escaladou, et qu'il y était (!) je faillis bondir de joie lorsqu'un qu'un autre gitan espagnol assit à côté de lui, leva le bras pour me faire signe !!!!
" Chouette " pensais-je " son copain me drague, je vais pouvoir être près de lui !" de Tonio, inutile de préciser..

C'était un " coup monté " je le comprendrais après ( assez vite )..

Le copain de Tonio s'appellait Mariano De Delfina. je parle au passé car je ne l'ai plus revu les années suivantes. Mais il m’a laissé un souvenir impérissable.
Espagnol lui aussi, il ne parlait presque pas un mot de français. Il était toujours affublé de son dictionnaire français/espagnol. Il avait toujours soif de communication. Il aimait parler, parler..
A leur contact à eux deux, au milieu du monde gitan de la Camargue, j'avais la sensation d'être dans un autre monde gitan encore. Tonio Moraito observait, écoutait nos dialogues.

Mais cette année là, ma sensibilité était à fleur de peau et je me suis laissée allée c'est à dire que je me suis transformée en Marie-Madeleine. Jamais je faisais cela avant devant des gitans .. ! Jamais !Un jour que je n'arrêtais pas de pleurer  Mariano m'a demandé pourquoi mais je lui ai répondu " Todos los dias, estoy llorando "


Et c'est là qu'il m'a fait une réponse magnifique et complètement juste.  Parce qu'il me connaissait que depuis quelques jours seulement...j'en étais estomaquée ! Je pensais que même un psy aurait eu besoin de plusieurs séances avec moi pour me dire cela (et étant du métier, j'y ai souvent réfléchi), et voilà qu'un gitan espagnol me dit une chose ( qui me concernait moi et les gitans ) si vraie ! Pas seulement à propos d'évènements récents mais qui touchait tout ce que je ressentais depuis longtemps. C'était une réponse très simple, mais très profonde..

De la profondeur, je vais en avoir avec lui cette saison là ! Je ne me suis jamais sentie autant comprise, moi, la gadji.. De toutes façons, je me sentais adoptée, quasiment d'emblée. Mais c'était bien ce que m'avait dit Tonio Moraito la veille.. Il avait eu besoin de m'expliquer la mentalité des gitans d'Espagne vis à vis des gadjos/gadjis, c'était passionnant.....

 Le lendemain lorsque je suis revenue, car je faisais aller-retour le Grau du Roi/Les Saintes tous les jours et dès que Mariano m'a aperçue, il se l'est levé et à chanté une Tona. Bouleversée, je ne pourrais faire d'autre que m'immobiliser et l'écouter chanter. Et il le fera à chaque fois que j'arriverais. Peu importe l'endroit, les gens à la terrasse du bar l'Escaladou !  Debout, noble, même si cela pouvait paraitre disparate, il me regardait et sa voix couvrait le brouhaha des touristes. Ce sera pour moi un compliment, un honneur à chaque fois.. Et ça, je ne peux pas l'oublier ! Je ne pourrais jamais exprimer l'émotion que cela me provoquait..Merci Mariano...

Que de souvenirs émouvants ! Les soirées privées flamenco où j'ai pu aller grace à Tonio (qui y tenait à ce que je vienne !), les soirées improvisées aux Saintes, et les gens nous rejoignaient surgissant des rues comme de nulle part, tout à coup, c'était merveilleux. Les fois où je suis allée avec Tonio au camp gitan, au milieu de leurs caravanes, c'était exaltant. Plus que cela, j'étais bien..

Puis il y eut vite les gitans de l'est avec le regretté Stefan Stefan Romanof Andreescu de Bucarest et ses comparses, toujours avec Tonio. Dès que j'arrivais, ils m'entouraient de leur violons et je savais que Tonio allait très vite venir. Puis il n'y eut plus que Stéfan et Tonio devenus inséparables et la fameuse année où ils ont sorti un véritable chef d’œuvre : " Te traïs ". Je l'ai en double car un couple d'amis gitans me l'ont offert alors que je l'avais déjà...


" El grupo "Amaro Drom" ha sido fundado en 1998 por Antonio Moraito de Almeria y Stefan Romanof Andreescu a raíz de un encuentro casual, pero decisivo en Camargue (Francia). Allí han creado su primer repertorio sorprendente, vibrante y
ùnico en el mundo, a base de dos estilos tan diferentes como el Flamenco puro y la mùsica Romani-gitana de Europa del Este. La creatividad y virtuosidad de "Amaro Drom" rompe todos los esquemas. En su musica estan presentes los sentimientos como el amor, la pena, la alegria y el ansia de libertad como lenguaje universal. Sus actuaciones armoniosas y a la misma vez explosivas se convierten en una gran fiesta gitana llena de improvisaciones ".  El Grupo


" Antonio Torres Moraito de Almeria es miembro de una familia de artistas gitanos de Andalucía y empezó su carrera artistica a corta edad acompañando a grandes figuras del Flamenco como Antonio Mairena, Tía Añica La Piriñaca y Manuel Agujetas.
Su flexibilidad y su sentido de la innovación inherente a todos grandes artistas le llevaron a descubrir nuevos territorios como la poesia, el teatro, otros estilos de musica y proyectos multiculturales.
Es miembro fundador y director artistico del grupo de teatro "Droma Kumpania"
Además ha dirigido muchos talleres de flamenco en toda Europa ".El grupo
" Stefan Romanof Andreescu ha nacido en el seno de una familia Romaní-gitana de músicos profesionales siendo su padre un gran violinista solista y su madre pianista.
Descubrió su amor por el violín a muy temprana edad.
A los 17 anos ganó con sobresaliente las oposiciones para entrar en la Orquesta Nacional de Rumania con la cual viajó por todo el mundo.
Es gran conocedor de todos los estilos de la musica romaní-gitana de Europa del Este dominando además la musica clásica y el jazz manouche.
Es director de orquesta, profesor de solfeo, toca el piano, la flauta de pan y acordeón con maestria ". El grupo
J'ai voulu présenter un peu mieux Stéfan et Tonio même si j'en ai déjà parlé ici.
Mais comme ces personnes ont été liées dans ma vie pendant des années ensuite, et en premier avec Mariano, j'en ai reparlé même si je voulais essentiellement parler de cet épisode de la Tona. J'ai vécu des moments magnifiques et émouvants.

Stéfan et Tonio aux Saintes

Lorsque Mariano chantait la Tona pour moi, il s'adressait à ma sensibilité avec la plus grande simplicité. C'était comme ça, spontané et cela venait du cœur.
Je savais qu'au milieu de l’écho de toutes les rumbas camarguaises ambiantes, ils étaient heureux de pouvoir jouer et parler du flamenco cante rondo.

Quelques soient l'issue de l'histoire, ils sont venus dans ma vie comme un cadeau.
Et Mariano d'une façon particulière, émouvante, belle, même si je ne l'ai connue que pendant une saison. Je ne peux l'oublier.
Au sujet de La  Tona. J'écrivais ici : 
" Paco jouait, chantait avec toute son âme. Et quand, après un arrêt, il nous faisait cadeau d'une tona , je frémissais au plus profond de moi-même. Un silence religieux s'ensuivait, encore vibrant de sa voix, plainte interminable qui s’étirait dans chaque atome de notre être. J'affectionne particulièrement la tona, qui a le don de bercer mes peines. Elle me fait descendre dans les tréfonds de moi-même, pour enfin m’ôter la douleur. C'est une alchimie de la tourmente. La plainte est supplantée par le calme intérieur. La tona est un baume sur les plaies de mon âme ".


Hé oui... On peut ne pas parler couramment l'espagnol et aimer le flamenco, la Tona. Parce que le flamenco, c'est sorcier!

Si je parle de toi Mariano, c'est parce que je voulais le faire depuis longtemps, mais c'est parce que c'est le moment ! Combien j'aurais besoin que tu me chantes encore une Tona, en ce moment...Combien j'aimerais entendre résonner ta voix ! 

Comme si elle pouvait me transmettre de la force..

Parce que actuellement, j'ai très peur de ne pas pouvoir revoir quelqu'un et c'est bien la pire chose qui pourrait m'arriver.

En tous cas, merci encore Mariano !

Tona Antonio Mairena