jeudi 24 septembre 2009

5. Le paranormal 4 : Signe de vie.

Lorsque j'ai régidé cet évenement en 1995, j'ai volontairement employé d'autres termes que "fantôme" "apparition" même, pour éviter des expressions "moyenâgeuses " J'ai employé souvent l'expression "matèrialisation" c'est à dire "redescente dans la matière "

La matérialisation de Miguel.

" C'est cet événement là, qui fut le plus important depuis le départ de Miguel, qui déclencha en moi le désir d’écrire, de partager, de remercier.

Ce 31 juillet 1993, j'étais sur la route de Perpignan. Miguel était constamment dans mes pensées. Y-a-t-il un moment où je ne pensais pas à lui ? Lorsque peu de temps après, j’écrivis un article dans la revue Parasciences Trans-communication : "(... à un moment où je ne pensais pas vraiment à lui...)", j'étais mécontente, car je m’étais maladroitement exprimée, étant sans cesse reliée à lui. Au volant, fatiguée, je m’arrêtais souvent et je prenais des vitamines. Je n'avais jamais été à Perpignan, et mon stage (de dernier degré guerison par les chakas) ne commençait que dans quatre jours. J'en profitais pour découvrir Cannet Plage.

Le matin je me baignais, et j'avais apporté mon Walkman. Je voulus écouter des chan-sons de Miguel, moi qui n'aurais pas pu auparavant! Nous étions le 2 Aoûts 1993. Allongée sur la plage, au son de sa voix j'oubliais tout ce qui m'entourait, et je m’écroulais. Le choc était trop fort. Oui, je savais qu'il existait une vie après la mort, que Miguel était vivant, quelque part, mais peu importait. Dans le flot de mes larmes qui se déversait, je me disais que je ne le reverrais plus jamais, plus jamais! C'était horrible.
Au bout d'un moment dont j'ignore la durée, je pris conscience que je me donnais en spectacle. Les gens, sur la plage! Epuisée, je relevais la tête : Il n'y avait plus personne. Seul, un homme un peu plus loin, l'air gêné, me considérait. Ses yeux étaient emplis d'une pitié mal dissimulée. Je lus dans son regard : "Encore une que son petit ami à laissée tomber". Il se leva, ramassa sa serviette, et partit. Il ne se trompait pas tout à fait, sans connaître les raisons de cet « abandon ». J’eus honte, et je partis aussi. Pour comble, sous la chaleur écrasante, sans bouteille d'eau, je fus immobilisée dans une file de voiture, car il y avait un accident, qui me faisait penser à un autre.

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Arrivée à l’hôtel Les Balladins, j'allais me reposer. Les journées étaient écrasantes de chaleur, et le soir, les foudres du ciel s'abattaient sur la ville, suivies de pluies diluviennes.
Je retournais à Cannet le soir. Je n'y tenais plus : Je voulais rencontrer des gitans, c'était une façon d’être proche de Miguel. Il devait bien en avoir, puisqu'il y en à toujours au bord de la mer. Je me fis klaxonner plus d'une fois en roulant à 10 à l'heure.

Je commençais de désespérer lorsque je décidais d'appliquer la Pensée positive : Repassant pour la troisième fois devant une des nombreuses pizzerias, j'imaginais que Miguel était à côté de moi, et je pensais : "Miguel, maintenant, c'est toi qui diriges." J'entendis aussi-tôt : "Lolaï, Lolaï". Mon cœur bondit. Ils étaient trois avec leurs guitares, le dos tourné. Je pensais: "Une place m'est réservée", et alors qu'il n'y en avait pas, un homme est allé vers sa voiture, et partit. Je pus me garer. Le cœur battant, je me suis dirigée vers la pizzeria. C' était des cousins de Miguel, que je connaissais! Ils jouèrent une chanson pour moi. L'un d'eux me dit le titre d'une de leur chanson : "Je t'aime" en gitan. J’eus l'impression que c'était Miguel qui me le disait.

Le lendemain, j'étais plus calme et j'allais me baigner. Il faisait très beau. En début d’après midi, j'allais m'allonger. La fenêtre était entrouverte, laissant passer le bruit lointain de la circulation. J'avais légèrement tiré les rideaux à cause de la luminosité. Ma tête sur un bras replié, les yeux fermés, je ne dormais pas vraiment, je me remémorais.

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Subitement, quelque chose me tira de ma torpeur! Je reçus une légère secousse, comme une décharge magnétique venant de l’extérieur, sur mon plexus. Comme si quelqu'un se hâtait de me réveiller. C'était tellement réel que mes pensées allaient très vite, je m’étonnais simplement :"Tiens, me dis-je, qu'est-ce que c'est qui me réveille si brusquement ? Personne n'a pu entrer dans ma chambre, la porte est fermée à clef, et je n'ai pas entendu frapper ?" M'aidant de mon coude, je me re-dressais, levais la tête et mon regard tomba sur Miguel, qui se tenait debout à peine à cinquante centimètres de moi! Je le reconnus immédiatement à sa chevelure. La tête inclinée vers moi, les bras le long du corps, il me regardait. Je ne voyais pas ses pieds. Fascinée, je distinguais nettement les contours de son corps, contours sombres, qui semblaient faire un effort pour subsister. Je ne voyais pas le milieu de son visage, de son corps, sauf l'épaisseur de ses cheveux. Comme ces instants si brefs sont inoubliables, à jamais gravés en moi, et que le temps n’altère pas!

Ce que je n'osais pas espérer, ce que je n'avais même pas imaginé pour moi, était en train de m'arriver : Une matérialisation de Miguel. Cela dura quelques secondes. Et même sans pouvoir distinguer les traits de son visage, nous nous regardions. Puis, tout s'est « dissout ».

Je ne pourrais jamais vraiment exprimer le bouleversement que produisit, et produit toujours en moi, l'apparition de Miguel. C'est une preuve d'amour inouïe.

Je ressentais immédiatement deux impressions : Debout, dans le silence, Miguel s'était présenté dans une très grande humilité‚ comme dépouillé de tout oripeaux.
Aucun dialogue verbal entre nous, mais une communication, si brève soit-elle, qui dépassait toutes celles que nous avions pu avoir. En quelques secondes, c'était son amour, mais peut-être aussi comme me le dit plus tard mon professeur de yoga, son remerciement, qu'il me transmettait. Mais par-dessus tout, c’était la consolation qu'il m'apportait.
Son visage penché vers moi, et qui certainement me scrutait, cette complicité énorme entre nous, avec la surprise qu'il savait susciter en moi, pouvaient se traduire par : "Vois, je suis là pour te prouver ce que tu sais déjà, que la mort n'existe pas, je sais ta douleur, mais je suis prés de toi, je t'aime". A partir de cet instant, je me suis très souvent sentie entourée de son amour :

"Le signe, irruption de l'invisible dans le visible, atteste une présence, quand on se croit dans l'exil et la solitude. Il soutient quand on se trouve dans la fournaise de l'épreuve. Donné gratuitement, par amour, il nous atteint dans le secret et le silence. Il vient une fois; c'est une comète qui traverse la grisaille de notre ciel quotidien. Si l'on veut qu'il se répète, il se dérobe. Il vient librement, à son heure Il n'est pas possible de le contraindre. C'est une pierre précieuse qui surgit parmi les cailloux du chemin raboteux. Il est nécessaire à notre incrédulité‚ à notre fatigue toujours renaissante.
Comme les pierres précieuses, il est rare; il doit être rare. Etant donné que le signe est personnel, les autres ne peuvent pas comprendre. Ils ne connaissent pas la préoccupation, l'interrogation dont il est la réponse ".
J. Prieur "Les morts ont donné signe de vie" P.26

Je ne me souviens que vaguement de ce que j'ai fait ensuite. Les souvenirs s'estompent de ce qui n'a plus trait à ces instants extraordinaires. Je me vois me lever au bout d'un certain temps, me diriger dans la salle de bain pour me peigner, et je pense avoir ensuite fait une longue marche. Tout est flou. Je suis comme frappée d'une forme d’amnésie.

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Miguel était revenu quelques instants pour se montrer à moi! Cet acte d'amour est le plus puissant que j'ai eu dans ma vie. Pourtant, cette visite traduisait en même temps retour et point de non-retour. Mais surtout, un amour énorme, car la redescente dans la matière est pour les âmes un effort relativement désagréable. Notre atmosphère leur parait lourde, sinon gluante, les témoignages en attestent. Ils leur faut ralentir leurs vibrations, et se condenser. Essayez de vous transformer en escargot, d'aller à la lenteur d'un escargot! Ils leur faut énormément d'amour pour se matérialiser.

Lorsque j'en parlais plus tard à quelques personnes, leur réaction fut de dire : "Mais tu n'as pas eu peur ?" pas un seul instant! Comment avoir peur de ceux qui nous aiment assez pour produire le miracle qui console, qui témoigne de leur amour ? Mais je comprends cette réflexion: J’ai eu aussi des angoisses, d'autres peurs dans ma vie.

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Etait-il venu en cachette ou avait-il eut la permission ? Avait-il fait l'école buissonnière pour me rencontrer ? Ce qui serait encore plus bouleversant, car cela peut se produire. De toute façon, il avait désiré cette rencontre. Combien je lui en suis reconnaissante, et il n'est pas responsable du dilemme qui s'ensuivit en moi. Car bien sûr, si quelqu'un que l'on aime meurt, puis se matérialise, que souhaite-t-on par la suite ? Que cela se reproduise! Je le souhaitais, n'étant pas sûre que cela se reproduirait, et, lucide sur moi-même, je savais que c'était une arme à double tranchant. Car j'aurais été fort dépendante de cet état de fait. Et pourquoi pas le prendre dans mes bras, et qu'il me prenne dans les siens ? Pourquoi pas non plus l'embrasser ? Et le revoir souvent, tel un amant clandestin ? J'en concluais avec tristesse : Pourquoi dans ce cas, ne reviendrait-il pas vraiment ? Or, depuis Lazare, je n'ai point entendu parler de cela...

Miguel était bel et bien revenu, mais avait aussi à mes yeux de terrestre, déjà une autre dimension, une autre consistance.

Et ceci est ma deuxième impression. Car sa matérialisation indiquait à la fois le rapprochement et la séparation. Déchirée entre une joie sans pareil et une frustration énorme, je naviguais entre deux pôles : Retour et point de non-retour.

Mais je préférais que cela se fut produit, même qu'une seule fois. Seul l'amour était le plus fort. Seul comptait son don, et pouvait tout racheter. Là où subsiste une étincelle d'amour, l’être est sauvé. Le meilleur de lui-même s'était manifesté par-delà la mort. Ni l'enfer, ni le paradis, ne pouvaient nous séparer. Miguel avait définitivement scellé des liens, quel que soit mon avenir.

Je continuais à écrire, et le lendemain, évoquant un problème de taille par rapport au stage, je concluais naturellement : "Miguel, que l'amour que j'ai pour toi me délivre !", et je posais mon stylo. Je fus stupéfaite car l'effet fut immédiat. Il n'y avait plus de problème! Tout s'était envolé comme par magie, en un éclair... Je connus une fois de plus la force de l'amour, la force de l’au-delà dans l'amour.

Je téléphonais au Père Brune pour lui faire part de cet événement extraordinaire. Il me laissa un message : "Eh! oui... Il s'en passe des choses... C'est une chose rare, qui est extraor-dinaire, mais tout de même plus répandue qu'on ne le pense, que ne le disent les gens, une matérialisation.".

Cet événement m'a beaucoup ébranlée. Et je me dis plus tard que Miguel s'y était très bien pris : Je n'ai ressenti que de la joie.
Miguel par sa matérialisation, m'avait catapultée vers l'espoir." écrit en 1995

Cela ne s'est pas reproduit... comme cela en tous cas...Mais j'ai eu d'autres phénomènes et beaucoup de message en transcommunication...



Le Père Brune dans son best seller "Les morts nous parlent" retrace des témoignanges de matèrialisations encore bien plus fortes et repétées, même si elles cessent un jour...Fort heureusement d'ailleurs (pour les deux parties).

Le 26 septembre 2009 je complète cet article avec une phrase (que l'on m'avait envoyée et à laquelle je n'avais pas pensé sur le moment) afin de mettre l'église devant ses propres contradictions :

" Quiconque ne croit pas en la parole de l'Ecriture,
ne croira pas non plus quelqu'un qui reviendrait de l'Au-delà. »
Le pape Benoît XVI ( Joseph Ratzinger )
Extrait de son ouvrage : " Jésus de Nazareth ", aux éditions : Flammarion

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http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.com/2010/11/1-morts-cette-vie-vivants-dans-lau-dela.html

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