lundi 31 janvier 2011

4. Mais on pleure quand même...

Prière de Saint Augustin

Ne pleure pas, si tu m'aimes !
Si tu savais le don de Dieu et ce que c'est que le ciel !
Si tu pouvais d'ici entendre le chant des Bienheureux,
et me voir au milieu d'eux !
Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux
les immenses horizons et les nouveaux sentiers où je marche!
Si, un instant, tu pouvais contempler comme moi la Beauté
devant laquelle toutes les beautés pâlissent !
Quoi... ? tu m'as vu... tu m'as aimé dans le pays des ombres
et tu ne pourrais ni me revoir ni m'aimerdans le pays des immuables réalités ?
Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens
comme elle a brisé ceux qui m'enchaînaient,
et quand, un jour que Dieu seul connaît et qu'il a fixé
ton âme viendra dans ce ciel ou l'a précédée la mienne...
ce jour-là, tu me reverras et tu retrouveras mon affection
purifiée.
A Dieu ne plaise qu'entrant dans une vie plus heureuse,
je sois infidèle aux souvenirs et aux vraies joies
de mon autre vie et sois devenu moins aimant !
Tu me reverras donc, transfiguré dans l'extase et le bonheur,
non plus attendant la mort,mais avançant, d'instant en instant,avec toi,
dans les sentiers nouveaux de la lumière et de la Vie !

Alors... essuie tes larmes, et ne pleure plus... si tu m'aimes... !




" Je dis que le tombeau qui sur les morts se ferme


ouvre le firmament.


Et que ce qu’ici bas nous prenons pour le terme,


est le commencement ".


(Victor HUGO)





A mon beau-frère qui vient de nous quitter à l'âge de 57 ans, en nous laissant l'exemple d'un courage extraordinaire.

Pas de commentaires ni de condoléances, je bloque le sujet. Merci de votre compréhention.

Lien précédent : http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.com/2010/11/1-morts-cette-vie-vivants-dans-lau-dela.html

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