dimanche 20 juin 2010

4. Papa.

Que d’incompréhensions entre nous, de non-dits et même parfois d’injustices et pourtant que d’amour papa ! Un amour d’autant plus passionné et mal exprimé, et un deuil alors plus difficile à faire.
Pourtant auprès de toi j'ai à certains moments de ma vie trouvé le réconfort. Et à d'autres moments tu es passé à côté de moi...C'est ainsi...
Toi aussi tu es parti trop tôt à 57 ans, un mois de novembre, mois de ma naissance ! Déjà dans le coma, après m’avoir réclamé, tu n’as cessé de respirer qu’après mon arrivée, qu’après avoir entendu le son de ma voix.
Tu n’étais pas mon père biologique mais le biologique on s’en fou, mais pour moi tu es mon père car c’est toi qui m’a élevée, tant mal que bien, tant bien que mal, mais aucun parent n’a la recette miracle de la parfaite éducation !Je ne trouverais pas de mots ni de poèmes aujourd’hui, je suis de plus très fatiguée.

Depuis ton départ, tu m’as aidée parfois je le sais, et ta voix que j’ai pu enregistrer sur mes bandes magnétiques lors de transcommunication instrumentale
à été si souvent exactement reconnaissable, le vrai timbre de ta voix !
Encore je t’ appelle à l’aide comme tu peux, de la façon que tu peux.
J’en ai besoin, mais tu le sais.

Je t’envoie aussi, invisible, auprès de qui tu sais et qui est bien malade, en bas, dans le sud .Tu y retrouveras là, j’en suis sûre, ton frère, celui sans qui je ne serais pas là et que j’embrasse aussi
Mais papa toi je t’aime tant, toi mon premier et plus grand danseur de tango, tellement sollicité lors de soirées dansantes qu’un carnet de bal n’aurait pas suffit, au point que mère s’exclamait « Et moi alors ? » ! « Pierre « par çi, « Pierre » par là « Vous me réservez un tango n’est-ce pas ? »
Toi mon chanteur d’opéra ! Et si « Pedro Magdalena » n’a pas fait carrière, combien de fois sur nos demandes tu nous entonnais des airs délicieux…
Tu adoucissais ta voix pour imiter Tino Rossi ton idole, et me chantait « petit papa Noël « , car ta voix était plus proche de celle de Luis Mariano.
Puis cette voix à cause de la cigarette et de la maladie s’est peu à peu cassée. Tu travaillais comme un forcené et le stress de ton métier à eut raison de toi.
En souvenir de toi, deux chants. S’ils paraissent ringards aux yeux de certains, je m’en contrebalance !
Deux chansons que tu aimais tant, dans mes versions préférées (surtout pour Carmen)
Bien sûr en écoutant la deuxième, je souris. Tu arrivais difficilement à monter à la fin pour l’avant dernière phrase « Et j’étais une chose à toi » avant « Carmen je t’aime » il aurait fallu que tu travailles plus ta voix. Mais lorsque tu y arrivais c’était si beau alors !
Luis Mariano :


Envoyé par dupontovich.

Roberto Alagna :


envoyé par MUEZZAB
Papa je t'aime !

Toi papa et ton éternel chapeau !

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