samedi 3 octobre 2009

3. Deux chemins : Roma et Yardani


" Le groupe Roma et Yardani est avant tout l’histoire de deux familles et multiples rencontres. C’est l’histoire de deux routes, deux chemins, émanant des deux côtés opposés de l’Europe menant tous deux aux Saintes Maries de la Mer. Arrivant des Flandres avec leur roulotte et leur cheval Roma n’a que quelques semaines quand sa famille rejoint la Camargue et s’installe au Bac Sauvage. Roma grandira et sera imprégné par ces musiques qui faisaient - et font toujours - vibrer les Saintes. Il sera particulièrement inspiré par les sons profonds et à la fois festifs de la guitare de Moraito de Almeria, aujourd’hui disparu, porteur de l’héritage du Flamenco gitan andalous, le père de Yardani. Il deviendra d’ailleurs son parrain. Roma la vivra cette musique, la vivra du plus profond de son ame jusqu’à la faire sienne, jusqu’à ne faire plus qu’un avec cette musique… sa musique……ses musiques ! " prit sur leur site, allez lire la suite Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Ecoutons la formidable partition de Roma à la guitare accompagné de Yardani au violon."Rumba arabica" ça promet! Très grande qualité d'interprétation ! Si je ne connait pas beaucoup Roma, son talent exceptionnel se révèle avec autorité dans ce morceau.




Bon sang ne saurait mentir :



Yardani Torres fils de Juan Torres (Tonio Moraito de Almeria) guitariste flamenco de grande valeur, qui nous a quitté le 20 novembre 2005

et de Eléna , professeur de flamenco, à de qui tenir!


Ci-contre, photos de Eléna, Tonio, Yardani plus jeune (tel que je l'ai connu) et Stéfan Romanoff- Andrescuu donc je reparlerais (lui aussi nous à quitté le 7 novembre 2006) Directeur de l'Opéra National de Bucarest : Deux chemins croisés aussi, une rencontre flamenca-Rrom hors du commun!


Non seulement Yardani est aussi guitariste

mais (Tonio m'en avait parlé il en était fier), Yardani à étudié et interprète brillamment la musique classique!



Et Yardani venu d'Almeria 6 mois de l'année avec ses parents lorsqu'il était petit, va croiser la route de Roma, venu du Nord mais implanté en Camargue.

Ils forment maintenant un tandem prometteur...


Allez les découvrir sur leur site en lien sur le côté, mais je le mets aussi dans ce billet :



Ce site est né il n'y à pas longtemps et déjà s'agrémente d'éléments magnifiques. Pour ceux qui sont sur myspace, vous aurez tout à gagner en devenant leurs amis ! Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit


Merci à eux de nous offrir de si beaux moments! Et s'ils ont l'héritage de leurs parents parfois d'une façon poignante, ils sont à eux deux la beauté d'une création artistique en expansion, avec leurs particularités et leurs propres originalités! Leur musicalité à fleur de peau, par une recherche qui transgresse la facilité et les sentiers trop battus, nous plonge dans l’âme mystérieuse de deux cultures tzigane et espagnole, dans ses joies et ses tourments, qui s’entrechoquent, se croisent puis s’harmonisent. Elle s’exprime pour ceux qui ont une exigence d'authenticité, à travers une richesse de tons et de couleurs toujours renouvelée.




Et maintenant, écoutons Yardani interpréter du Paganini avec une virtuosité magistrale ! En l’écoutant jouer, j'en ai les larmes aux yeux.

Paganini est souvent évoqué comme étant le plus grand violoniste jamais connu. Il fut aussi un compositeur majeur, inventant de nouvelles façons d'utiliser le violon.

Quelques anecdotes et citations :

- " Rossini avait pleuré trois fois dans sa vie : lors de la chute de son premier opéra, au cours d'une promenade en bateau lorsqu'une dinde truffée tomba malencontreusement à l'eau, et enfin lorsqu'il entendit pour la première fois Paganini.
- Schubert dit de lui : "Dans l'adagio de Paganini, j'entendis le chant des Anges. On ne verra jamais personne comme lui".
- Liszt : "Quel homme ! Quel violon ! Quel artiste ! Quelle souffrance, quelle angoisse, quels tourments ces quatre cordes peuvent exprimer !"
- Suite au premier concert de Paganini à Paris en 1831 (ce qui doubla le prix des tickets), Ludwig Boerne déclara : "Ce fut un enthousiasme divin, diabolique, je n'ai jamais vu ou entendu quelque chose de semblable de toute ma vie. Tous les gens sont devenus fous."
- François Castil-Blaze : "Vendez tous ce que vous possédez, bradez tout, mais allez l'entendre. C'est le plus impressionnant, le plus surprenant, le plus merveilleux, le plus miraculeux, [...], le plus inattendu des phénomènes jamais survenus."
- Le célèbre violoniste Ivry Gitlis estime qu'il y a "un avant Paganini, et un après Paganini, que tout la musique, que toute l'écriture de la musique a été métamorphosée à travers Paganini".





Précédent lien sur le père de Yardani : http://fleurdecorailpassiongitane.blogspot.com/2008/05/4-je-tenvois.html


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