dimanche 24 février 2008

3. Miguel

Pendant environ 8 ans, j'ai eu une liaison avec un Gitan nommé Miguel. Il habitait dans le Sud et nos rencontres étaient au rythme de deux week-ends prolongés par mois, sans parler des vacances.

Il y à plusieurs Miguel donc des homonymes et je ne mettrais son nom que très rarement pour ne pas qu'il y ait de confusion, je l'écrirais en abrégé.
J'étais accompagnée d'une amie que j'appellerais ici Delphine, qui avait elle aussi une liaison avec un autre gitan.

Ma liaison avec lui a été mouvementée, avec des ruptures, des retrouvailles, sans cesse. Normal avec un gitan, ils ont le sang chaud.... Il faut tenir le coup en tant que femme... J’étais très amoureuse de lui. Mais ce qu'il avait par rapport à certains d'entre eux, c'est qu'il n'était pas orgueilleux véritablement, de plus, lors de nos brèves ruptures, c'était toujours lui qui revenait, cela démontre une certaine forme d'humilité et d'amour vrai. Même à sa façon. Un jour d'ailleurs, il à ouvert le coffre de sa voiture et m'a montré tout un paquet de préservatifs : et il avait éclaté de rire, comme s'il se moquait de lui ou en tous cas des ces aventures trop faciles. J’avais aimé qu’il me mette dans cette confidence, car d’une part je n’en ignorais pas le fait, et ensuite il voulait me démontrer par là qu’il tenait à moi, que j'avais plus d'importance à ses yeux.
Lorsque je descendais dans le Sud sans qu'il soit prévenu, car il me téléphonait souvent, et que par mégarde je le voyais avec une autre femme, dans les cinq minutes qui suivaient, cette femme comme par magie avait disparue de la circulation.
A travers toutes ces contradictions (et les miennes parfois aussi, en réaction) je me suis débrouillée comme j’ai pu. Que voulez-vous, je suis une romantique parmi les gitans (rires). M. était très observateur. Et je ne l'ai jamais entendu dire vraiment du mal de quelqu'un d'autre, même de ceux à qui il reprochait certaines attitudes que ce soit des hommes ou des femmes.
Puis il est décédé d’un accident en 1993, et depuis, je n’ai plus eut ni de liaisons, ni d’aventures avec un autre gitan.

Pourquoi ?
Il ne s’agit pas de « fidélité » à sa mémoire,( il ne l’était d’ailleurs pas lui-même) mais parce que j’avais beaucoup observé aussi, et ma foi pensais-je, j’avais eu beaucoup de chances avec lui, en comparaison avec d’autres couples gitans/gadjis.

Parce que son décès m’avait totalement traumatisée, et bien qu’ayant eu des contacts avec lui après (là n’est pas le sujet dans ce blog, mais je pratique, enfin j’ai intensivement pratiqué pendant des années pratiqué la TCI (trans-communication instrumentale), j’ai été secouée… Et puis il y à le temps du deuil…

J’ai voulu démontrer au fil des années la grandeur de l’amour : j’élève l’amour au rang d’une vertu

La futilité et la pauvreté des aventures trop multiples

Que toutes les femmes ne sont pas comme celles que Delphine et moi avons vues : La plus part, très hystériques à la vue d’un gitan, ce qui à mes yeux de femme me laisse à conclure que le gitan dans ces cas là, devient lui-même objet, on parle des femmes objets, et pourtant ! D’ailleurs à ce sujet là, j’ai eu des confidences d’un copain gitan. Au bout du compte, il n’aimait pas trop tout cela.
J’avais écrit un jour : « Je constatais que la plupart des gitans étaient très beaux et qu'ils avaient tous du charme. Ce que je constatais également, c'est que si les gitans faisaient la cour aux femmes, ils n'avaient le plus souvent pas beaucoup d'efforts à accomplir! Les touristes féminines se seraient presque jetées sur eux : Dompter le bel animal sauvage qu'est un gitan est un fantasme très répandu chez les femmes et elles s'y cassent souvent, sinon presque toujours les dents. Si leurs succès féminins leur sont indispensables, les flattent en entretenant leur légende de séducteurs, je peux dire, d’après leurs confidences, qu'ils en sont parfois agacés. »
Tout ceci ne va pas m’empêcher d’aimer un autre gitan ensuite, mais je vais faire un choix : J’en reparlerais.

Et enfin parce-que j'aime les gitans pour leur musique, leurs fêtes, l'ambiance, ce qu'ils sont, qui rend belle la vie, leur amour de la beauté, et pas pour le "sexe"!

Le machisme existe partout, chez les gens du Sud surtout et chez les gitans donc ! Mais alors que je discutais avec une copine qui se plaignait du machisme gitan, je lui ai rétorqué en riant que c’était bien moins dangereux que le machisme camouflé chez les gadjos. Avec les gitans en général, on sait où l’on va en fait ! Car combien de gadjos ont fait souffrir et attendre une maîtresse pendant des années sans divorcer en fin de compte. Ils paraissaient plus fiables, ces gadjos : pourquoi ?
Elle m’a répondu : « Tu as peut-être raison finalement ! »

Mais les gitans aussi ont le sens de l’humour, donc rions de tout cela et faisons les rires à travers ce sketch d’un canadien, Stéphane Rousseau (c’est à peine exagéré) mais qui exprime aussi l’amour des gitans et du flamenco Et à Stéphane Rousseau, c’est excellent !




Stéphane Rousseau - Chico Rico par Lady_Aes

Enregistrer un commentaire